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    — Je ferai venir un ébéniste de la ville d’à côté pour qu’il examine le moindre meubleainsi qu’un carreleur.

    — Je trouve que c’est une très bonne idée, ma mie.

    — Je n’y avais pas pensé. Quant à Dominique et Angèle, s’ils savent quelque chose, nous arriverons difficilement à les faire parler.

    — Je ne crois pas que ma mère se soit confiée à quelqu’un, fût-ce à des serviteurs fidèles. Ce n’était pas dans son caractère méfiant et renfermé. Non, elle a dû combiner seule cette méchanceté, cette vengeance. Mais enfin, depuis des années elle ne quittait plus Monteuroux. Qu’en avait-elle à faire ? Elle ne peut en aucun cas avoir caché ces joyaux ailleurs ? Ils ne peuvent être que dans ses appartements ?

    — A moins qu’elle les ait déposer dans un coffre de banque lorsqu’elle était encore valide ? Il faudra approfondir la question et nous renseigner auprès des banques de toute la région afin de savoir s’il n’y aurait pas, justement, un coffre à son nom. Votre mère aurait très bien pu nous faire un coup semblable en ne dévoilant pas le nom de cette banque ? Ce serait tout à fait dans son caractère !

    — Évidemment, il faut se dire que ce sera notre dernière carte. Après... eh bien, il ne nous restera plus qu’à espérer dans le hasard pour nous faire découvrir ce trésor. Cependant, je suis très déçu, car j’aurais tant voulu vous voir parée du magnifique collier de mon aïeule, ma belle Édith ! Elle sourit, et répondit à ce regard admiratif, carrément en adoration devant elle, par ces mots :

    — Espérons, mon cher Rudolph, que vous aurez un jour ce plaisir, et que je prendrai cette petite revanche sur votre mère qui m’a si profondément blessée, méprisé. Je vais maintenant m’habiller puisque nous dînons ce soir chez des amis. Ludivine aimerait y arriver avant nous pour être seule avec William. Ils sont de nouveau fiancés depuis peu et ils ont peut-être encore des choses à se dire pour clarifier leurs différents depuis qu’ils se sont querellés sur les berges de l’étang

    Elle a un nom raffiné ma petite Ludivine, mais elle a aussi l’âme de ce nom, et elle est comtesse de naissance de par son père le comte de Richemont. Elle mérite le nom qu’elle va porter ! Mr de Rubens sourit en appuyant une main caressante sur le doucereux visage de sa femme, et souligna :

    — Oui. Mais quand même, elle me semble bien sentimentale notre Ludivine... surtout à l’égard d’un homme plutôt froid, tel que William. Il est curieux qu’elle se soit prise d’une telle passion pour lui.

    J’en ai été, moi-même, surprise. Fit la comtesse. Ce qui prouve que nous connaissons bien peu nos enfants et qu’ils nous réservent parfois de drôle de surprises. En l’occurrence, je ne suis pas mécontente qu’ils se soient réconciliés. Sut été dommage qu’ils aient définitivement rompu, étant donné leur réciprocité, puisqu’ils sont appelés à se côtoyer constamment dans les années à venir chaque fois que nous viendrons à Monteuroux.

     

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