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    Que tu nous reviendras en une jeune personne bien élevée.

    Isabelle répondit :

    — Bien élevée, sans doute, si cela n’exclut pas la franchise et l’honnêteté. Docile et manipulable à votre guise et celle de Mme ? Je n’en ai guère l’intention. C’est un non définitif. Fit Isabelle en dirigeant son regard vers sa marâtre. Lorsque je reviendrai, je serais majeur et vous ne pourrez plus rien contre moi, à moins que votre femme, ou sa fille, ne cherche à me nuire par des moyens détournés et plus radicaux parce que je deviendrais par trop gênante pour elles

    Comprenant que l’allusion de la jeune fille lui était adressée, la comtesse manqua de s’évanouir de nouveau. Qu’elle comédienne ! Pensa aussitôt Isabelle.

    — Rudolph ! Mon ami ! Je vous en supplie ! Faites-la disparaître de ma vue ! Je me sens mal…

    Le comte, haussant un peu plus le ton, intima à Isabelle de disparaître de la vue de sa femme. En son for intérieur, Isabelle se moquait de la comtesse à qui elle venait de lui donner le compte, l’humiliant à plaisir. Elle n’avait plus rien à perdre ; mais elle aurait voulu pouvoir vider tout ce qu’elle avait encore depuis trop longtemps sur le cœur. Jugeant qu’elle en avait assez dit pour le moment. Elle se garda bien d’en rajouter d’avantage la concernant ; mais il était vraiment dommage qu’elle dû garder tout ce qu’elle avait encore envie de leurs jeter au visage. Elle se serait bien lancée dans une tirade qui aurait laissé son père, et cette femme qu’elle méprisait au plus haut point, sans voix. Elle savait que chaque attaque bien envoyer contre son père, faisait son effet.  En elle-même, elle jubilait et puisqu’elle n’avait plus rien à perdre, vu que son départ de Monteuroux était programmé le temps de préparer celui-ci. Sa méfiance voulait qu’elle se garde bien de dévoiler ce qui ne pouvait que lui nuire davantage puisqu’elle était encore à cinq ans de sa majorité et qu’elle n’était aucunement maîtresse de son destin. Pourtant, elle avait une envie folle de leurs montrer qu’elle savait beaucoup de choses à leurs sujets, et elle mourrait d’envie de blesser son père en lui assénant encore quelques vérités à la face, du genre :

    — Me permettez-vous, père, de m’exprimer, et même si vous ne me l’autorisez pas, puisque je dois partir de Monteuroux pour un certain temps, cela vous arrangerait que je vous laisse le champ libre afin de fouiller dans tous les recoins de château vieux pour voir si par hasard, il n’y aurait pas quelques cachettes secrètes dissimulant un ou plusieurs trésors oubliés, ce qui, je pense, arrangerait bien vos finances et l’orgueil de madame ! De plus, je tiens à vous dire, monsieur, que votre épouse ne sera jamais ma mère comme vous ne le cessez de me le répéter, que je n’accepte aucun ordre venant de cette femme superficielle, intéressée, vaniteuse et manipulatrice, comme je n’accepte pas, non plus, que sa fille me traite avec condescendance. Je n’ai aucun point commun avec elle, et ne le désire guère !

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