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    En s’écartant pour laisser passer la jeune comtesse, la femme de chambre de Victoria, la salua avec un air de doux respect non feint qu’elle avait toujours pour la nièce de sa maîtresse. Isabelle dit machinalement :

    Bonjour Antoinette. Mais cette rencontre l’amenait à repenser à cette tante pratiquement inconnue, farouchement retirée du monde pour cacher sa disgrâce. Après tout, elle avait raison. Il n’y avait partout que méchanceté, fourberie, prétention, et égoïsme. Il n’y avait que désillusion, et mieux valait, toute jeune, se retirer de ce monde trompeur, de ce monde odieux où vivaient des Édith, Ludivine, des êtres décevants comme William…

    Cela faisait bien cinq minutes qu’Isabelle était perdue dans ses amères pensées, quand Adélaïde, arriva. Elle s’écria dans l’entrée même :

    Pourquoi êtes-vous partie si vite jeune fille ? Il fallait attendre la fin de la cérémonie ! Que les assistants vous eussent salué, comme les autres !

    Isabelle eut un geste las qui en disait long sur ce qu’elle pensait des ces êtres vils et sans morale qu’était sa famille. Elle dit d’une toute petite voix :

    Cela n’a aucune importance Adélie, je suis si peu connue ! Je pense que l’on ne s’est même pas aperçu de mon absence.

    Je crois, au contraire, que vous allez recevoir des observations, mon enfant.

    Ah ! De ma belle-mère, peut-être ? Je n’en ai que faire. Un sourire méprisant souleva la lèvre d’Isabelle.

    Et bien ! Je les écouterai, comme à l’accoutumée, et je ne m’en porterai pas plus mal.

    Elle n’aura pas tout à fait tort en la circonstance de vous réprimander. Votre place était à côté de votre père, Isabelle.

    Que vous n’aimiez pas votre belle-famille est une chose, mais vous vous deviez d’être auprès de votre seul parent direct : votre père. Il faut vous habituer à ne plus agir telle une petite sauvageonne.

    A qui la faute si je suis devenue ainsi. Mon père m’a délaissé au profit de sa nouvelle famille sans aucun remord pour l’enfant que j’étais.

    Isabelle montra soudain de la colère en invectivant sa préceptrice tout en se redressant du fauteuil où elle s’était laissée choir en entrant dans sa chambre.

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  • Commentaires

    1
    Jo
    Lundi 25 Février 2019 à 16:55

    Hello Ghislaine

    Décidément cette Comtesse est une teigne et je la verrais bien disparaître dans les flammes d'un bûcher comme une sorcière.

    Euh....Mais non je n'ai pas le droit de penser cela,

    Alors un bon coup de pied au derrière peut-être?

    Cela n'a jamais tué personne, hihihi

    Gros bisous

    Jo

    2
    Samedi 11 Janvier à 10:09

    Bonjour

     

    avec l'an neuf arrivé

    je reviens me passionner

    pour ce roman saga de famille

    qui si bien se lit

     

     

    bon weekend

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