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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Isabelle eut un sursaut lorsque le goupillon lui fut tendu par sa belle-mère. Elle le prit et le secoua machinalement sur le cercueil puis, le passa à Ludivine en réprimant avec difficulté un frisson empreint de ce dégoût  qu'elle ressentait chaque fois qu'elle l'apercevait. Soudainement, elle se détourna et s’en alla vers les marches humides de la crypte pour les gravir rapidement, sans se soucier des condoléances à venir.

    Dans la chapelle, la famille s’aligna pour recevoir le salut des assistants, mais sans Isabelle qui s’était glissée au-dehors afin de gagner la vieille tour. Dans l’escalier, elle croisa Antoinette la femme de chambre de Victoria. Elle ne l’avait pas quitté depuis sa naissance. Mince et les cheveux parsemés de gris, habillée très simplement, elle avait une figure fine avec des yeux calmes et très doux. Elle parlait peu, mais entendait et répétait à sa maîtresse, tout ce qui lui venait aux oreilles. Lorsque Isabelle se rendait en semaine à la messe, elle la voyait toujours agenouillée à la même place, dans un complet recueillement. Elle se sentait attirée et intriguée en même temps par cette Antoinette, car elle avait l’impression d’une paix intérieure qui émanait d’elle.

    Elle s’écartait toujours pour laisser passer la jeune comtesse tout en la saluant avec un air doux, empreint d'un respect non feint qu’elle avait toujours eut pour la nièce de sa maîtresse. En la rencontrant dans les escaliers, Isabelle dit machinalement :

    Bonjour Antoinette. Mais cette rencontre l’amenait à repenser à cette tante pratiquement inconnue, farouchement retirée du monde pour cacher sa disgrâce. Après tout, elle avait raison. Il n’y avait partout que méchanceté, fourberie, prétention, et égoïsme. Il n’y avait que désillusion, et mieux valait, toute jeune, se retirer de ce monde trompeur, de ce monde odieux où vivaient les " Édith et Ludivine " : des êtres décevants comme l’était devenu William…

    Cela faisait bien cinq minutes qu’Isabelle était perdue dans ses amères pensées, quand Adélaïde arriva. Elle s’écria dans l’entrée même :

    Pourquoi êtes-vous partie si vite jeune fille ? Il fallait attendre la fin de la cérémonie ! Que les assistants vous eussent salué, comme les autres !

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  • Commentaires

    1
    Jo le condor
    Mercredi 24 Octobre 2018 à 21:26

    Hello Ghislaine

    " Que les assistants vous eussent salués " Cela fleure bon le subjonctif si absent dans de nombreux ouvrages modernes, hihihi

           Ma chère vous relevez le niveau d'une langue tombée très bas et qui ne sera bientôt plus qu'un dialecte franglais...Un salmigondis venu d'outre Atlantique.

                                                              Le condor de son aile déployée vous salut bien bas et dépose ses hommages à vos pieds comme le vil manant qu'il est.

    Bel effort

    Gros bisous

    Jo

     

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