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    Comme Adélaïde murmurait le cœur remplit d’effroi :

    — Oh ! Pourquoi sourit-elle ainsi ?

    La servante avait répondu avec une étrange intonation de voix à peine audible en direction d’Adélaïde :

    Elle est morte contente, probablement. Sans doute a-t-elle joué un bon tour à ses descendants, à commencé par son fils et sa belle-fille...

    On entendit soudain une voix masculine qui entonnait dies iraeC’était le menuisier du village avec sa belle voix de Baryton. Isabelle frissonna en entendant ce chant magnifiquement interprété...Un jour de colère dans le cœur de la jeune comtesse.

    Isabelle songeait à celle dont le corps inerte, réduit à l’état de cadavre, parti sans regret avec ses secrets juste confiés à sa petite fille qu’elle avait ignoré toute sa vie, mais qu’elle préférait à tout autre personne de sa descendance, connaissant la cupidité qui faisait loi dans ce château qui s’en allait en décrépitude au fur et à mesure que les années s’écoulaient.

    La comtesse avait une âme orgueilleuse et dure. Elle avait dû paraître devant son juge nimbée de la féroce joie de sa vengeance. Mme de Rubens, cloîtrée dans cet orgueil inflexible, avait toujours dédaigné une religion qui glorifiait les humbles et conseillait le pardon aux injures si l’on voulait être en accord avec les préceptes de l’église qu’elle considérait comme hypocrite. Dans son contraire, elle avait méprisé au plus haut point Édith d'Argenson, et elle était certainement décédée en la haïssant plus encore...

    Mais était-ce donc une grande faute que de haïr cette femme ? Alors, elle, Isabelle ? Elle qui la détestait de toute son âme ? Qui ne pouvait la regarder sans souhaiter sa mort ? Son regard envahit par l’angoisse alla vers l’autel. Un grand Christ très ancien, sur une croix en bois de chêne vermoulu, dominait l’assistance. Isabelle joignit les mains en songeant en elle-même : Peut-être me pardonnerez-vous seigneur, vous qui avez tant souffert des hypocrites pendant votre vie et les avez si bien fustigés en paroles. Mais ne me demandez pas de ne plus détester ma belle-mère ! Tout au plus, je promets de ne plus lui souhaiter de mal... mais c’est tout, mon Dieu, c’est tout ! Il est trop injuste qu’elle puisse profiter de la faiblesse de mon père, du nom qu’elle porte afin d’effacer celui qui était le sien avant qu’elle ne jouisse d’une notoriété non méritée, et d’un titre qu’elle a volé à ma chère et tendre mère.

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  • Commentaires

    1
    Jo
    Lundi 25 Février à 16:55

    Hello Ghislaine

    Décidément cette Comtesse est une teigne et je la verrais bien disparaître dans les flammes d'un bûcher comme une sorcière.

    Euh....Mais non je n'ai pas le droit de penser cela,

    Alors un bon coup de pied au derrière peut-être?

    Cela n'a jamais tué personne, hihihi

    Gros bisous

    Jo

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