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    Il serait tant, avant d’apparaître devant votre créateurla conscience allégée de ce gros poids qu’est ce secret afin de m'aider à conserver le château qui est votre et que vous avez, pour une grande part, entretenu avec votre fortune. Il y a beaucoup de travaux à faire et je n'ai pas les fonds. Ma mère ! Je vous en supplie ! Avant de vous en aller, aidez-moi pour l’entretien du château... Ces bijoux ne vous servent plus à rien à présent. Ma mère, m’entendez-vous ?

    Rien ne sorti des lèvres de la vieille comtesse. Aux adjurations de son fils, ses paupières restaient hermétiquement fermées, la bouche s’entrouvrait davantage, comme-ci la mourante cherchait un peu d’air, puis se refermait. Il était claire que pour la jeune adolescente, la confiance de Aurélie de Rubens n'allait à aucune autre personne de sa descendance que sa petite fille, connaissant la cupidité qui faisait loi dans ce château depuis des années, et qui s’en allait en décrépitude au fur et à mesure que celles-ci s’écoulaient.

    Sachant ce qu'elle savait au sujet de ce trésor qui lui avait été confié, Isabelle avait le cœur qui battait à tout rompre de voir son père s’acharner ainsi. Cela lui faisait tellement de peine de savoir que c’était sa femme qui le poussait à harceler sa pauvre mère. Isabelle savait les différents qui séparaient les deux femmes. Édith d’Argenson n’avait jamais été acceptée comme belle-fille par la comtesse Aurélie de Rubens, et elle lui en voulait à un point tel qu’elle souhaitait sa mort depuis longtemps. Si près du but, elle n’était entrée dans cette chambre que pour connaître la cachette du fameux trésor afin de pouvoir, enfin, en profiter. Isabelle savait qu’en la voyant paraître dans cette chambre, sa cupidité prendrait le dessus et qu’elle se ficherait des conventionsQu’elle n’afficherait aucun respect devant le lit mortuaire de sa belle-mère dont, elle en était persuadée, elle n’avait que faire. Seul les bijoux seraient sa seule préoccupation et pour ce, elle s’acharnerait à convaincre son mari de passer outre les convenances alors que sa belle-mère n’avait pas encore rendu son dernier souffle.  

    A cet instant, Isabelle, qui regardait sa grand-mère luter avec les minutes qui lui restait à vivre, vit ses paupières se lever l’espace d’une seconde, ses lèvres se fermer pour esquisser un étrange rictus : une sorte d’affreux rire silencieux. La jeune comtesse laissa doucement aller le battant de la petite porte et s’enfuit sans bruit, le cœur étreint par une profonde vision d’horreur qu’elle garderait, le pensait-elle, toute sa vie.

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