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    A cet instant précis, dans l’encadrement de la porte qu'il n’avait pas pris la peine de refermer derrière lui, parut une autre jeune fille à la chevelure très brune vêtue de blanc. Elle tenait à la main un ravissant petit chapeau qu'elle venait certainement d'enlever. Sans se soucier de la présence d’Isabelle qu’elle feignait de ne pas encore avoir remarqué, elle s’adressa directement au jeune homme :

    — Ah ! William, cher ami ! Nous rentrons à l'instant de promenade.

    Elle avait une voix troublante et musicale. Ses yeux d’un bleu-vert foncés contrastaient avec ce sourire mielleux et séducteur qu’elle affichait. Son visage aux traits fins et délicats s’harmonisait avec cette opulente chevelure très brune, et relevée en chignon travaillé, laissant savamment échapper quelques longues mèches bouclées, elles aussi, qui descendaient sur un des côtés de son épaule droite, pour venir mourir sur son délicat et chaste décolleté, laissant juste voir ce qu’il fallait pour une jeune fille de son rang. La jeune comtesse de Richemont était très consciente de son pouvoir de séduction sur la gente masculine et savait jouer de ses charmes en toutes occasions. Sa robe de mousseline joliment agrémentée de dentelle, garnissant le haut de son corsage, finissait de parfaire sa toilette qu’elle savait indéniablement porter avec une très grande élégance. Consciente de l’effet produit sur le jeune comte qui s’avançait vers elle, admiratif, elle l’accueillit avec un sourire charmeur en lui tendant sa main à baiser. William continua de s’avancer, subjugué, vers ce joli tableau. Il lui prit la main qu'elle lui tendait avec coquetterie et y appuya ses lèvres. Ludivine avait un teint de porcelaine légèrement rosé, elle aussiSon seul défaut était ses lèvres génétiquement très fines sur une bouche légèrement trop grande comme l’était celle de sa mère. Consciente de ce petit défaut, elle s’arrangeait, par multiples artifices bien féminins, pour que cette légère imperfection soit sublimée par une rangée de dents très blanches, faisant penser à des perles. La jeune comtesse de Richemont savait faire de cette légère disproportion dans un visage angélique parfait, une qualité qu’elle mettait à profit pour séduire le beau William.

    — Je viens seulement d'arriver cher William. Dominique que nous avons croisé dans la cour m'a dit que vous ne tarderiez probablement pas, à moins que vous ne soyez déjà arrivé. Pour un peu, nous nous serions croisés sur le chemin de Monteuroux. Notre cousine, Mme de La Chamalière est malade. Nous avons trouvé bon d'aller lui rendre visite afin qu'elle ait un peu de compagnie… mais je vois, mon ami, que quelqu'un a comblé le vide de notre absence… Si elle avait dû se prolonger plus longuement, vous étiez en très bonne compagnie… Il y avait, dans la voix de la jolie personne, un soupçon de moquerie dirigé vers Isabelle qui n’en avait cure. 

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