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    — Nous allons rentrer et nous reparlerons de nos fiançailles que je viens de rompre. Je vous rends ma parole sur le champ ! 

    Suite à cette rebuffade destinée à faire comprendre à sa promise qu'elle avait été beaucoup trop loin dans ses propos, montrant ainsi le côté sournois et malveillant de sa personnalité, un silence lourd de reproches s’installa, dans le couple. L’illusoire complicité des débuts de leur promenade le long de la berge de la pièce d’eau concernant leur futur mariage, venait d'être sérieusement remit en question par William. Ludivine, dépitée, avait finit par se taire.

    Isabelle n’en revenait pas ? Elle venait d'être témoin de leur première dispute, intérieurement, cela la réjouissait  que son cousin s’aperçoive de la fourberie de Ludivine et la prenne en défaut. Son étonnement alla jusqu'à la surprise d’entendre William qui semblait sincèrement choqué, prendre la défense de sa tante Daphné, très contrarié par les paroles de l’ambitieuse péronnelle et très décontenancé de découvrir tant de noirceur sous des dehors innocents et de convoitises concernant les biens matériels des de Rubens dans les propos de la demoiselle qu'il ne voyait plus du tout de la même façon, et dont il commençait à douter sérieusement de son honnêteté. Il coupa court aux paroles vénales de celle-ci, et le ton qu’il employa pour la faire taire définitivement, se voulait subitement, encore plus méprisant quand il l'invectiva, méprisant :

    — Il est sûr que ce que vous désirez savoir des détails sur la courte vie de Daphné de Rubens pour alimenter vos causeries avec votre mère lorsque vous êtes toutes les deux car, je suppose que vous n’étalerez pas vos propos venimeux devant mon cousin Rudolph ? Et bien, je suis dans l’impossibilité de vous confier de quoi faire des gorges chaudes sur ma tante pour alimenter votre mesquinerie ! Je vous ai demandé de vous taire ! Arrêtez de parler à tort et à travers, voulez-vous ! Je n’aime pas du tout cela ! Veuillez, à l’avenir, vous abstenir de pérorer sur la première femme du comte ! Laissez la mère d’Isabelle reposer en paix ! Et j’irais même plus loin dans mes reproches ! Ce que Isabelle est devenue est la faute de votre mère ! La jeune comtesse Isabelle de Rubens est ma cousine germaine et vous, vous n’êtes rien, pour le moment, dans nos famille, si non, juste une question d’alliance ! Votre mère, et par voie de conséquence, le comte Rudolph, traite ma cousine comme une va-nu-pieds n’ayant reçu aucune éducation comme elle en avait le droit elle aussi ! Cela ne vous gêne guère de la laisser pour compte ?! Votre mère et vous, m’écœurez ! Vous arrivez à me persuader de voir ma jeune cousine telle que vous et votre mère, vous désirez que je la voie, et c’est une injustice ! Il est normal qu’elle veuille se défendre contre vos manières et qu’elle ait des griefs contre son père manipulé par votre mère et vous même ! Je viens de me rendre compte que vous n'êtes, toutes deux, que de mauvaises personnes !

    Le ton employé par le jeune homme ne souffrait aucune réplique de la part de son interlocutrice qui continuait d'argumenter, vexée de ne pas avoir le dernier mot, ce qui agaçait le jeune homme qui se montrait encore plus furieux :

    — Assez, vous dis-je !

    — Mais William, je… mais  je ne peux vous laisser défendre cette gamine mal éduquée ! Cette sauvageonne !

    — Cette gamine comme vous dites, n’a que quatre ans d’écart avec vous et elle me semble bien plus saine d’esprit dans ses raisonnements, que vous et votre mère !

    — Oh ! Je vais en référer à mère et à père !

    — Taisez-vous, vous dis-je ! Ce n’est pas votre père, mais celui d’Isabelle ! Vous vous accaparez bien vite les personnes qui ne sont pas de votre sang ! Je ne veux plus entendre un seul mot sortir de votre bouche ! Nous allons rentrer et nous reparlerons de nos fiançailles que je viens de rompre. Je vous rends ma parole sur le champ ! A la suite de cette dernière rebuffade à l'encontre de la fille d'Edith d'Argenson, le silence se fit lourd de reproches, et cette dernière finit pas se taire.

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  • Commentaires

    1
    Samedi 22 Septembre 2018 à 18:39

    Hello Ghislaine

    Ah, certaines belle-mères il faudrait les asseoir sur des

    têtes de belle-mère.....Hihihi

    Bravo pour l'intrigue qui commence à prendre corps.

    gros bisous

    Jo 

      • Dimanche 23 Septembre 2018 à 13:02

        Tu a entièrement raison cher Jo ! La mienne était adorable et mon beau-père également. Ils sont partis trop vite et trop tôt.

        Pour l'intrigue, cela va se gâter de plus en plus à partir de cette page. Merci pour ta visite qui me fait toujours tellement plaisir ! Gros bisous et bon dimanche mon ami !  Ghis.

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