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    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Mère était encore très jeune et très belle après ses deux veuvages et mon beau-père que le comte est devenu par la suite, ne fut pas insensible à ses charmes ! Mère ne voulait pas m’élever seule et j’étais encore trop jeune pour ne pas avoir de père auprès de moi.

    S’en était trop et le jeune comte lui asséna ce à quoi elle ne s’attendait guère. S’arrêtant net en cet instant dans son envie de la fuir, William revînt, furieux sur ses pas et lui fît, sans ménagement, mille reproches sur la conduite de sa mère et la sienne : 

    — Au détriment de la jeune Isabelle qui aurait pu être élevé avec vous ! Vous rendez-vous compte que, votre mère et vous, l’avez privé de son père à votre profit ? Vous me semblez très égoïste, ma chère et je n’aime pas cela ! Je m’aperçois que vous avez de bien vilains défauts, ce qui n’est pas de bon augure pour notre avenir. SIsabelle avait, depuis son plus jeune âge, été élevée avec vous comme aurait pu l’être deux petites filles pratiquement du même âge, entourée de la tendresse et de l’amour d’un père et d’unbelle-mère qui aurait put remplacer avantageusement sa mère sans pour autant lui faire oublier ma tante Daphné ! Ne croyez-vous pas que la jeune fille rebelle qu’elle est devenu, aujourd’hui, serait encore ainsi à ce jour ?! Vous et votre mère êtes loin d’être parfaites comme vous semblez le penser ! Je me demande si je fais bien de vous épouser ? Votre conduite me donne à réfléchir ?!

    — William chéri ! Ne vous braquez pas ainsi ! Nos fiançailles ne sont qu’un avantage pour vous ! Je porterai le même patronyme que celui de ma mère puisque vous êtes un de Rubens. Le domaine n’en sera que revalorisé et si nous avons des enfants, principalement des garçons, le nom des de Rubens se perpétuera ! Avec la fille de Daphné de Rubens comme seule héritière, mon beau-père n’aurait pas eu de descendants. Grâce à ce mariage entre ma mère et mon beau-père, et grâce à notre union prochaine, nous serons à même d’avoir des héritiers pour perpétuer la noblesse de notre famille dans le conté. C’est très important la filiation !

    — Mais vous ne pensez qu'à vous !  Peu vous importe le bien-être de ma cousine ! Sous votre grâce, vous cachez un bien mauvais fond, ce qui, ma chère, vous enlève de votre beauté car les défauts que vous dissimulez vous enlaidissent ! Nos fiançailles sont remis en question. Je vous l’assure !

    — Qu’ai-je dis qui vous déplaise ainsi ? Une vérité que vous ne sauriez entendre ?

    — Je n'accepte pas l’intérêt que vous portez au patrimoine des de Rubens et qu'il soit d'une quelconque importance en ce qui vous concerne ! Je vous trouve si intéressée, que s’en est écœurant ! Cessons là, je vous prie, cette discussion !

    De son côté, Isabelle en rageait d’entendre dire de telles choses sur sa mère et n’avait qu’une envie : c’est de se montrer à Ludivine et lui dire son fait devant son cousin. Il lui fut très dur de retenir sa colère.

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