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    Notre désaccord est à ce point mon ami ? Tout ceci parce que je vous ai ouvert mon cœur ? Nos parents tiennent à ces fiançailles ! Qu’ai-je fais de mal en vous demandant de simples renseignements ?

    — Vous n'avez pas fait que vous critiquez, vous jugez et cela m'est intolérable !

    Excédé, manquant exprès de courtoisie envers sa promise, William ne dit plus un mot et s’éloigna sciemment d’elle, la laissant continuer seule son chemin et ses jacasseries le long de la berge glissante.  Peureuse, Ludivine lui cria :

    William ! Vous me laissez seule prés de cet étant maudit ? Vous êtes un mufle ! Père et mère vont êtres furieux contre vous en apprenant ce que vous me faites supporter en cet instant ! Mère, régît les comptes du château et injecte quand même de ses avoirs provenant de sa propre fortune dont elle a hérité pour moitié à la mort de père qui, au bout de sa longue maladie, sentant sa fin approcher, avait pris des mesures auprès de son notaire afin de désigner mère comme héritière et tutrice de la part qui devait me revenir à ma majorité ou bien à mes noces. Je vous apporte une très belle dote mon ami ! Vous me devez le respect !

    Stupéfait par l’aplomb dont faisait preuve sa fiancée, William s’arrêta net, se retourna vers elle, la laissant se rapprocher, car pour rien au monde, il ne se serait humilier à revenir prés elle. Il était hors de lui et ne se gêna pas pour le lui montrer :

    Je ne vous dois rien ! Vous êtes, en plus, d’une prétention ! Qu’ai-je à faire de votre dote ! Pensez-vous que votre fortune m’intéresse ? Vous avez une drôle de façon de voir les choses que je n’aime pas du tout ! Vous êtes vénale et mesquine ! Il va falloir changer votre raisonnement d’enfant gâtée si vous voulez que… réflexion faite, je ne connaissais guère cet aspect de votre personne ? Je vous le répète, je ne sais pas si nos fiançailles sont une bonne chose ! Nous ne sommes pas du même monde. Nos caractères sont bien trop différents et je viens de découvrir votre perfidie !

    Mais je vous aime, William ! Nous sommes fiancés ! Vous ne pouvez me rendre votre parole ! Lorsque nous serons mar…

    William coupa net Ludivine :

    Je peux encore rompre nos fiançailles si cela me plaît ! Je viens de vous le faire savoir à l’instant ! Décidément, votre personnalité ne me plaît guère ! Je ne vous voyais pas sous ce jour !

    William ! Je vous en supplie ! Que vont dire nos parents ? Ils tiennent à ce mariage ! Je regrette de vous avoir contrarié ! Pardonnez-moi, je vous en prie !

    Le jeune comte ne répondit pas à sa supplique et se défourna d’elle puis reprit sa marche en activant le pas afin de s’éloigner au plus vite de la jeune comtesse, et de son comportement qui l’insupportait.

    Voyant qu’elle perdait son attention et que sa colère ne faisait qu'empirer, rusée, Ludivine reprit la conversation avec douceur et persuasion, accélérant elle même son pas, le suivant de très prés pour ne pas se retrouver abandonnée en ce lieu qu’elle trouvait malsain et qui, décidément, ne lui réussissait pas.

    William n’avait que faire de ses excuses et des faire valoir concernant sa mère. Il accélérait de plus en plus le pas pour l’humilier et la forcer à capituler ; mais elle était tenace la demoiselle ! Essoufflée, engoncée dans sa longue robe et ses hauts talons Louis XV, elle jacassait de plus belle :

    — Mère a rencontré le comte Rudolph de Rubens et elle en est tombée amoureuse. Qui y'a t-il de mal à cela ?

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