• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -43-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34- 

    Vous êtes prié d’éviter de parler des personnes que vous n’avez pas connu, à plus forte raison, lorsqu’elles disparaissent de ce monde d’une bien étrange manière. Vous devez le respect à ma tante Daphné de Rubens encore plus parce qu’elle ne peut se défendre, car je pense et à juste titre, qu’elle aurait beaucoup de choses à dire afin de vous remettre à votre place ! Vous êtes un esprit médisant, qui ne me plaît guère, ma chère.

    Nullement intimidée par le ton exaspéré de son fiancé, et ne tenant pas compte de ses remarques désobligeantes, Ludivine continua :

    Il paraît qu’elle était très belle, mais il y avait en elle quelque chose qui éloignait.

    Enfin, c’est ce que mère m’a dit ! J’étais très jeune à cette époque et mère n’a jamais eu de sympathie pour elle. Je ne crois pas qu’elle eut rendu son époux bien heureux si elle avait vécu. Elle n’avait pas de fortune personnelle. Le comte Rudolph ne devait pas s’amuser tous les jours avec une personne froide et avec une pension dérisoire pour couronner le tout.

    Hors de lui, William s’écarta brusquement de Ludivine et lui fit face.

    Devant ce jugement sournois et cruel, son visage exprimait une sourde colère. Sa voix était froide, mordante, accusatrice, n’appréciant pas du tout les paroles de sa fiancée :

    Comment pouvez-vous juger de sa froideur ? Ne savez-vous pas qu’il ne faut jamais dénigrer ni juger les personnes que l’on ne connaît pas, et de surcroît, quand elles ne sont plus ?! Devrais-je vous le répéter encore combien de fois ?!  Vous avez le jugement bien trop facile concernant autrui ! Vous croyez-vous parfaite ?! En ce temps là, vous n’étiez qu’une enfant ! Que connaissez-vous, aujourd’hui, de la comtesse Daphné de Rubens?! Vous avez vraiment un parti pris exécrable ! Qui vous a mis toutes ces idées en tête ?! Je vous interdis de dire un seul mot de plus sur la comtesse Daphné, si non, je vais perdre mon calme ?!

    Sans se départir de son aplomb, Ludivine insista :

    Mais enfin, mon cher William ! Je ne dis que ce qui est ! J’en ai le droit ! Je vais bientôt faire partie de votre famille et ce que je pense de votre tante, me regarde également ! Comment mon beau-père arrivait-il à faire face financièrement aux dépenses qu’engendrait le domaine, étant donné que la comtesse Marie-Marguerite, sa mère, ne lui accordait aucun crédit ?

    Je suis stupéfait de ce que vous savez des de Rubens ! En quoi cela vous regarde-t-il ?! Décidément ! Vous êtes d’une impudence !

    — Cela me regarde, mon ami, puisque nous sommes fiancés et que bientôt, nous serons mariés !

    D’après votre façon de penser qui n’est pas ma façon de comprendre la vie et les choses telles que vous essayez de me les faire accepter, ce n’est pas encore fait ! Il se peut que nous annulions nos fiançailles.

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 19 Septembre 2018 à 11:50

    Hello Ghislaine

                                                    Hé, il est question de gros sous, on sent dans les descriptions les doigts crochus qui se tendent.

    Une tranche de vie....Bravo

    Gros bisous

    Jo

      • Jeudi 20 Septembre 2018 à 12:14

        Et ce n'est pas finit ! L'affaire va aller beaucoup plus loin dans la noirceur de ces deux femmes : mère et fille qui ne comprennent que leur bien être, leur soif de posséder que ce soit des terres, des domaines leur apportant encore plus de bien. Seul, chez ces deux harpies égocentriques compte l'argent, la notoriété, leur beauté, leur cupidité.

        N.GHIS.

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