• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -32-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34- 

    Chapitre 3 

    Aux alentours des deux châteaux, que l'on considérait comme jumelés, l'on s’obstinait à parler du parc appartenant à la dynastie des comtes de Rubens, comme-ci la forêt, dans son entièreté, même dépossédée de ses grands arbres majestueux et plus que centenaires, faisait encore revivre le souvenir du grand domaine dont elle faisait encore partie malgré les parcelles qui avaient été entièrement dénudées de leurs bois précieux afin de subvenir à l’entretien du château neuf occupé par les châtelains un tiers de l'année, au détriment de château vieux. Par contre, le parterre à la Française, qui s'étendait devant le château neuf et longeait à gauche château vieux, formait une terrasse à son extrémité. Entre deux balustrades de pierre recouvertes de mousse, et huit marches quelque peu dégradées par le temps, mais de belle allure, conduisait à un parterre inférieur au milieu duquel s’allongeait un étroit miroir d’eau entre deux bandes de gazon qui, du côté externe, était orné de buis non taillés. A gauche, restaient les vestiges d’une importante orangerie où des orangés laissés à l’abandon essayaient bien encore de donner quelques fruits pour les fêtes de noël que les résidents permanents récoltaient pour leur profit personnel, mais rien ne garantissait que ces oranges soient bonnes à manger : trop de travail pour le vieux jardinier et pas assez de revenu pour prendre un autre jardinier plus jeune afin de s’occuper de l’entretien de l’orangerie.

    La beauté romantique et mystérieuse des lieux, était propice à la méditation. Le parterre intérieur s’ornait de marches en marbre rose qui s’arrondissait en hémicycle autour d’un cupidon, arc et flèches en mains. Le parterre se terminait pas une balustrade d’où la vue s’étendait sur la vallée, les pâturages, et les collines boisées, précédant la moyenne montagne. A droite de ce parterre, que bordaient encore des buis non taillés depuis un bout de temps, d’autres degrés entrecoupés d’étroites terrasses, menaient au parc que Victoria affectionnait. Ce parc n’était autre qu’une partie de la forêt appartenant encore, dans sa totalité, au comte de Monteuroux.

    Depuis que les ancêtres de la famille des de Rubens avaient eu le domaine en héritage, bon nombre de parcelles de terrains avaient été louées pour la coupe du bois afin de faire face aux dépenses qu’exigeait château neuf, au détriment de château vieux dissimulé derrière les hautes tours de son frère  pratiquement jumeau qui étaient entretenu, et avait déjà plusieurs fois été rénové. Château vieux tenait encore le coup par endroit, ce qui n’empêchait pas les ruines de cohabiter sans, pour cela, dévisager le lieu même où s’était retirée la vieille comtesse. Petit à petit, la forêt avait repris ses droits et la beauté de la nature libre et sauvage, de ce côté-ci, pouvait y être contemplée, laissant admirer sa beauté primitive. La vieille tour en forme de donjon abritait toujours les appartements vieillots de Marie-Marguerite de Rubens, d'Isabelle, d'Adélaïde et de Victoria, la tante d’Isabelle, née difforme, qui ne sortait guère qu’à la nuit tombée afin d’éviter tout contact avec les gens de Monteuroux. Le parc était son endroit privilégié. Elle aimait s’y promener et respirer le bon air de la campagne comme le faisait, jadis, Daphné de Rubens. Là, elle était sûr de ne rencontrer personne. 

    En des temps anciens, toute la noblesse avait mené des chasses renommées, réunissant à Monteuroux les châtelains des domaines voisins. Malgré les parcelles vidées de leurs grands arbres qui faisait toute leur beauté, celles-ci, intelligemment groupées de façon à ne pas défigurer l’ensemble de la forêt si chère à Isabelle qui en connaissait les moindres recoins, était encore très grande et le gibier y était abondant. Isabelle y découvrait souvent de nouvelles cachettes. Pour elle, il y avait une partie du domaine qu’elle affectionnait entre toutes les autres, et pour qui elle avait une prédilection. Cette partie préférée de la jeune adolescente était entourée d’arbres centenaires que la cognée des bûcherons avait épargné pour une raison qui lui était inconnue ; mais qui, un jour, lui serait révélée dans des conditions qu'elle était loin d'imaginer. Ce même emplacement comprenait également sa pièce d’eau, aux berges couvertes d’herbes vertes et grasses. L’endroit avait été surnommé : L’étang-aux-ormes, la cause en étant justement ces magnifiques grands arbres centenaires. Par endroits, les longues branches-lianes retombantes des grands saules pleureurs, baignaient le bout de leurs ramures dans l'onde. Ils avoisinaient les ormes centenaires qui, en arrière-plan, formaient un rideau protecteur tel un écrin enchâssant cette étendu d'eau qui prêtait à ce lieu une atmosphère romantique, mais très mystérieuse. Les ombres des arbres se reflétaient dans l’eau lumineuse et semblaient vouloir se mirer dedans. C’était une eau changeante par moment, obscure en son milieu où couleur de jade, vers les abords. De légers roseaux murmurant sous la brise, donnaient à ce lieu encore plus de mystère depuis que l’on avait retrouvé Daphné de Rubens noyée dans ces eaux où s’entremêlaient les longues racines sous-marines de ces fleurs aquatiques que sont les nénuphars. Isabelle n’y venait jamais la nuit tombée, sa marraine considérant ce coin du parc trop dangereux pour sa protégée encore très jeune et bien aventureuse pour son âge. Si ce lieu avait été fréquenté, comme au temps de l’abondance, à présent, il était triste et abandonné. Très souvent on y aurait, paraît-il, remarqué de majestueux cygnes blancs ou noir, qui aimaient se prélasser paisiblement sur l’onde reflétant leur corps les nuit de pleine lune. Ces oiseaux blancs, plus que les noir, semblaient se dédoubler dans l’eau calme de cet étang, et donnaient une apparence irréelle à l’ensemble qui formait un tableau fascinant dont seule la nature était témoin. Ce lieu tristement célèbre depuis le drame où la comtesse Daphné avait vécu une triste finse trouvait dédaigné des châtelains. Seule la jeune Isabelle y venait. Certains jours, et principalement les nuits où la lune éclairait pleinement l’étang, il arrivait que la comtesse défunte, apparaisse. La jeune Daphné n’avait pas dû apprécier que son cher amour la trompe et lui donne une remplaçante aussi rapidement. La légende courrait que c’était pour cette raison qu’elle revenait d’entre les morts afin de se venger de celle qui avait pris sa place dans le cœur de son bien aimé, rappelant ainsi sa faute et les circonstances plus que bizarres concernant sa disparition dont elle seule savait, en partie,  la vérité sur ce qui lui était réellement arrivé.

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  • Commentaires

    1
    Samedi 10 Août à 09:41

    Bonjour,

    bon samedi


    je vois que les chapitres sont encore un peu bouleversés mais n'y touche pas

    cela decale tout ce que tu as deja fait

    et cela ne doit pas etre evident de reprendre et essayer de corriger

     

    laisse comme c'est avec les deux erreurs que je te signale, ci dessous :


    le chapitre 3 commence par les pages 33 et 34

    puis il reprend son cours normal par la page 32 33 34 35 etc


    la page 32 normale reprend le texte de la page 33 fausse

    la page 33 normale de meme avec la page 34 fausse


    pas grave on sait qu'apres tout va bien , tout redevient bon

     

    bon weekend

      • Samedi 10 Août à 18:49

        Il faudrait que je revoie tout entièrement, mais comme tu le fais remarquer, cela décale tout.

        je me suis mélangée les pinceaux lors du transfère de mon traitement de texte sur le blog.

        Ce n'est pas facile de faire deux choses à la fois ! Et puis là, je ne m'y retrouve plus :

        il faudrait tout revoir et comme tu dis c'est un travail monstre pour moi.

        Tu fais bien d'essayer de t'y retrouver, car avec cette chaleur et mon époux malade,

        je ne me vois pas tout recommencer.

        Pardon pour mes erreurs. Amicalement, Ghis.

      • Lundi 12 Août à 19:36

        Tout transférer est trop dur pour moi !

        retranscrire chaque pages de mon traitement de texte dont la numérotation 

        ne correspond pas avec celles du blog est très dur :

        les pages n'on pas la même longueur,

        ce qui fait que j'ai dû me mélanger plus d'une fois

        même en faisant attention. Là, j'ai essayé de revoir les pages dont tu me parles,

        et je suis très fatiguée avec cette chaleur.

        Je suis désolée Philippe ; mais je ne m'en sort pas.

        Pardon pour ta difficulté à lire !

        Je ne suis qu'une écrivaine amateur !

        Sois indulgent. Amicalement, Ghis.

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