• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -31-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Ce qu’elle ne comprenait pas encore, c’était jusqu’où sa cupidité et sa fourberie pouvais aller en jouant la comédie de la femme énamourée devant son époux lorsqu’elle avait besoin de se faire plaindre ou d’avoir son approbation, surtout en ce qui la concernait, elle, Isabelle. Cette femme minaudait, déployait toute sa séduction pour amener son mari à considérer les choses de son point de vue. C’est que la d’Argenson, comme l’appelait la jeune comtesse, était très rusée. Elle savait s’y prendre pour tenir son époux épris d’elle, et obtenir tout de qu’elle désirait de lui. Il faut dire qu’elle avait un atout majeur que sa belle-fille ne pouvait, à seize ans, comprendre : savoir se faire désirer, et s’adonner aux jeux sexuels.

    Dans ces moments-là, Rudolph était en adoration devant sa femme qui savait lui donner du plaisir lorsqu’il lui faisait comprendre qu’il aspirait à ces instants de tendre complicité. C’est alors qu’il aimait la rejoindre par la porte communicante de leur chambres respectives, ce qui n’était pas pour déplaire à la d’Argenson qui aimait les rapprochements intimes avec son époux. Dans leurs tendres moments d’intimité, elle savait se mettre en valeur devant son mari, d’autant plus qu’elle adorait le voir à ses genoux, fou de désir lorsqu’il s’agissait de lui faire l’amour. La d’Argenson était une femme qui aimait être désirée. Elle prenait un soin tout particulier à sa toilette pour paraître le jour comme la nuit à son avantage. Les rendez-vous nocturnes avec son époux étaient torrides. Elle choisissait des tenues de nuit très raffinées, tout en dentelle ajourée dans des tons de blanc immaculé allant bien avec sa carnation de brune et laissant deviner, en transparence, ses formes que le comte, comme beaucoup d’hommes, envahit de pensées folles, ne pouvait ignorer. Allongée sur son lit à baldaquin ou elle se prélassait, alanguie, avec toute la subjectivité de sa nudité offerte. Elle prenait des poses aguichantes, les yeux mi-clos, passant avec sensualité sa langue sur ses lèvres offertes, sachant que son mari ne pouvait résister à cet appel tout en gestes subjectifs invitant à l’amour. Édith d’Argenson aimait se laisser découvrir avec toute la finesse dont elle était capable en ces instants de plaisir ; mais à l’intérieur d’elle-même, elle était une belle fleur vénéneuse, nourrissant en son cœur un poison violent et mortel qu’elle se gardait bien de dévoiler au comte trouvant sa femme belle de partout, ne pouvant rester insensible à sa beauté. Après leurs ardents ébats, tous deux se reposaient un moment en s’abreuvant de mot d’amour tout en se donnant la béqué. La table était bien garnie en fruits de saison, de petits fours, sans oublier le champagne que Rudolph aimait laper sur le nombril de sa belle. Cela finissait de les émoustiller, les entraînant, de nouveaux, dans leurs jeux amoureux. Leurs rapprochements, dans ces moments-là, étaient plus que brûlants. Plus tard, épuisés et comblés, ils se laissaient glisser dans un sommeil réparateur, nus, juste recouverts d’un drap de satin. Lorsque l’aube pointait, Rudolph désirait encore sa femme et leurs jeux amoureux, tout en prenant des instants de pause, se prolongeaient assez loin dans l’après-midi.

    Vers les 16 heure, le comte et la comtesse faisaient leur apparition, aimables, au mieux de leur forme, toilettés, habillés, et ponctuels pour le thé : moment sacré chez les de Rubens.

    Par habitude, toute la domesticité était au courant de leurs folles nuits d’amour qui se répétaient, d’ailleurs, assez souvent, et elle ne se gênaient pas pour, derrière leur dos, jaser et se moquer. Par contre, Rigide, en tenu comme l’exigeait le protocole Anglais, le personnel affilié à leur service, était à leurs disposition pour leurs servir le breakfast comme cela se faisait dans la haute noblesse Anglaise.  

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 26 Juillet à 10:28

    Bonjour

    plus je lis ton roman

    plus j'ai l'impression d'etre dans un roman d'Agatha Christie,

    qui en des enquêtes policières

    décrivait l’atmosphère familiale d'aristocrates anglais

    et nous donnait l'ambiance si snob et elegante du monde de ces riches heritiers

     

    les mechants évoluent dans ce monde d'etiquettes et de mondanités, ils suivent le savoir vivre, le savoir faire de leurs rangs tout en faisant leurs mauvais coups

     

    bon weekend

    et la canicule s'en va, pour le moment

    la pluie et les orages apparaissent

    seulement samedi dimanche en Lorraine, ce vendredi on subit encore les chaleurs infernales

    2
    Mardi 30 Juillet à 12:55

    Bon week-end à toi aussi, et sois prudent à cause de cette chaleur étouffante.

    Je te remercie pour ton petit passage hebdomadaire,

    et ton compliment qui me touche beaucoup.

    Je serai, peut-être, un jour, célèbre, lorsque je ne serai plus là...

    Bon mois d'août à toi ! Amitié, Ghis.

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