• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -30-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -28- 

    Cela faisait dix ans qu’elle avait perdu sa mère, dix ans qu’elle supportait cette femme qui avait usurpé la place de la vraie châtelaine qu'était sa tendre mère alors qu’elle n’était encore qu’une toute petite fille. A cet âge, l'on ne peut comprendre qu’il faille, par la force des choses, se passer de la tendresse d’une mère. Mais être séparée volontairement du seul parent qu’il lui restait, était incompréhensible. Petit à petit, Isabelle s’était rendu compte du désintéressement de son père. La d’Argenson avait su y faire : Elle s'était bien gardée  de changer  quelque chose aux habitudes du comte, trouvant que cette façon de procéder était une très bonne idée de l’avoir confié à la préceptrice de sa défunte femme. Cela l’arrangeait, la laissant libre de ne pas avoir à s’en encombrer. Il n’y avait que sa fille de dix ans, qui comptait pour elle, et la vie mondaine qu’elle menait avec toute la séduction dont elle était capable grâce à la fortune de ses deux défunts maris. L’intrigante Mme d’Argenson n’était pas dans le besoin ; mais elle aimait tenir sous son contrôle les cordons de la bourse de Rudolph, prenant bien garde de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ! En femme avisée et très cupide, elle s’occupait des deniers du comte sans y injecter trop de ses propres avoirs et seulement lorsque les factures comptaient déjà quelques mois de retard, de façon à récupérer les intérêts sur ce qu’elle laissait placé en banque. La d’Argenson savait qu’il y avait du potentiel dans la famille des de Rubens avec la fortune de la violoniste, le trésor encore hors de vue de la princesse Hindoue qui ne saurait tarder à lui appartenir, et la fortune de la vieille comtesse qui devait être conséquente depuis toutes ces années où elle avait vécu en recluse. Édith d’Argenson savait que Mme de Rubens mère gardait jalousement les fameux bijoux hors de sa portée. Elle ne se doutait aucunement que l'aïeule les avait confié à sa petite fille : la sauvageonne comme elle se plaisait à la surnommer, qu'elle était devenue la dépositaire du trésor qu’elle convoitait tant. La d’Argenson ne cachait pas qu’elle comptait sur le décès de la vieille comtesse pour faire mains basses sur le fabuleux trésor dont elle connaissait la valeur inestimable par son époux, tous les moyens seraient bons pour découvrir l'endroit ou sa belle-mère les avait dissimulé. Quitte à faire démolir tous les murs de la vieille tour jusqu’à ce qu’elle trouve les joyaux, elle ne s'arrêterait pas de chercher. Peu lui importait les chambres d’Adélaïde ou d’Isabelle, et encore moins l’appartement de la parente infirme dont elle n’avait cure ! Elle ferait tout pour réussir à obtenir ce qu'elle désirait plus que tout !

    Une autre idée faisait son chemin  dans son esprit tortueux : il fallait réunir les deux domaines en un seul, il était primordial de faire accepter sa fille en mariage par William de Rubens afin que, par des manières détournées, elle puisse aussi, faire mains basses, en temps voulu, sur la propriété d’Aigue-blanche. Son plan était de devenir, tôt ou tard, la châtelaine incontestée de tous les domaines des de Rubens. Ce ne devait pas être trop difficile de charmer le jeune homme en se montrant affable et conciliante envers son futur beau-fils…

    Connaissant très bien les manières de faire de la d’Argenson afin d’obtenir ce qu’elle désirait par-dessus tout, Isabelle sentait bien que quelque chose se tramait derrière son dos, d’où sa méfiance envers la mère et la fille dont la noirceur habitait leur personnalité était tout à fait similaire.

     30

    sceau copyright

     

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -29-Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -31- »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    1
    Vendredi 19 Juillet à 10:07

    Bonjour

    mon petit tour de la semaine pour lire la suite de ton roman passionnant

     

    la D'Argenson est vraiment un personnage de mechante digne des plus grands films,

    digne des plus grandes series tv,

    mais sans mechant il n'y aurait pas d'histoires

     

     

    bon weekend

    et attention a toi, la canicule revient

    tous aux abris frais et ombragés

      • Lundi 22 Juillet à 11:01

        Bonjour mon ami Philippe

        Je fais très attention car je craint beaucoup la chaleur.

        Je te remercie pour ton fidèle passage, et à mon tour,

        je te dis prudence à cause de cette canicule qui ne veut pas nous lâcher.

        Amitié, Ghis.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :