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    Le mystère de l'étang-aux-ormes .Page -5-

    La jeune personne était fraîche comme une rose. Son teint légèrement halée par ces trois mois d’été faisait ressortir ses yeux d'un vert noisette parsemés de taches mordorées. Isabelle restait là, à rêvasser, les bras croisés sur sa poitrine. Son regard errait sur les grands cèdres, les chênes, les boulots et les épicéas, entourant ce village paisible ou coulaient de nombreux petits bras de rivières arrosant la région qui étaient encore, par endroit, nimbés de soleil. La jeune adolescente était perdue dans ses pensées. Elle ne se préoccupait plus du spectacle qui s'offrait à son regard et dont elle avait l'habitude. Un pli s'était formé sur son jeune front dont une mèche de cheveux rebelle avait été repoussée de la main d'un geste machinal. Une contraction involontaire crispait son joli minois. Ses sourcils nettement dessinés, d'un ton plus foncé que sa blonde chevelure, s'étaient rapprochés, lui donnant un air soucieux. Il lui arrivait souvent de venir se poster à cet endroit propice à une quiétude favorable au cheminement de ses pensées, évitant ainsi, d’être dérangée. L’endroit où elle était assise était dangereux pour qui ne connaissait pas ce lieu, mais pour elle qui était parfaitement habituée à ce coin, ce n’était rien que d’effectuer un mouvement souple de ses reins afin de se détourner du vide en sautant avec légèreté sur le sol, se retrouvant ainsi dans un espace qui, jadis, avait dû être une vaste salle, éclairée par une large baie vitrée. Il n'y avait plus de porte à l'ouverture opposée qui donnait sur une cour envahie d'herbe, bordée à droite par son corps de logis abandonné, lui aussi, et à gauche par un autre bâtiment de la même époque. Une vieille cour carrée que l'on appelait la tour du comte de Montserrault, se trouvait être dans le même état que le reste de cette somptueuse demeure seigneuriale aujourd’hui abandonnée au profit de la partie agrandit et rénovée selon les normes de l'époque. Une grille formait le quatrième côté de cette cour au centre de laquelle trônaient un joli bassin recouverts d’une mousse qui, depuis longtemps, en avait tapissé les éléments principaux. Plusieurs angelots dont ils étaient l’ornement principal, semblaient attendre en vain, que le petit bassin rond revienne à la vie par je ne sais quel miracle. Les battants de la grille partiellement sortis de leurs gonds, ne fermaient plus. Au-delà apparaissait un parterre à la Française, bien entretenu, qui s'étendait devant le corps de logis datant du 17 ème siècle, formant une équerre mordants sur les bâtiments de château vieux.

    Du côté de château neuf, six hautes portes vitrées s’ouvraient là, sur une large marche de marbre blanc, veiné de noir et patinée par le temps, ce qui donnait encore plus de cachet à la façade de ce bâtiment qui semblait être en très bonne état par rapport à château vieux entièrement délaissé. L'on distinguait, dans les auteurs de la campagne profonde qu’est la haute Normandie, la partie de ce château rénové, complètement accolé à château vieux.

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