• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -26-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -28-

    Les yeux de la jeune fille se portèrent vers un grand cadre décoré, accroché sur le mur donnant en face de la seule fenêtre de la tour. Elle n’y avait jamais fait attention jusqu’à ce jour. La princesse orientale était d'une beauté à couper le souffle. Un peintre habile avait, avec talent, représenté cette jeune princesse qu’Isabelle pensait être une hindoue. La dite princesse était représentée dans le costume de son pays, avec, sur sa poitrine voilée de mousseline, ce merveilleux collier. Les fines mains de cette princesse étaient habillées de bagues toutes aussi précieuses que le collier. A ses bras et autour de ses poignets comme à chacune de ses chevilles, des anneaux ornés de pierreries d’une inestimable valeur, complétaient cette magnifique parure. Tous ces joyaux étaient dans des écrins successivement ouverts par sa grand-mère. Demeurée debout de stupeur, les bras ballants près de la table ronde, Isabelle regardait stupéfaite, son aïeule puis, contemplait pensivement les bijoux. La voix brève et fatiguée de sa grand-mère la fit tressaillir :

    Referme ces écrins, emporte-les dans ta chambre et cherche où tu pourrais les cacher sans peur qu’on ne les découvre. Je te les donne, entends-tu ? Ils t’appartiennent à présent, et à toi seule ! Dès que je serai morte : et je crois que ce sera pour bientôt, la d’Argenson viendra fouiller ici pour tâcher de découvrir où j’aurai bien pu les cacher alors que je serais sur le point de trépasser. Je ne me fie pas à la cachette secrète de ce meuble, on pourrait peut-être bien finir par découvrir cet endroit tenu hors de la portée de tous ceux qui pendant des années, ont toujours voulu me forcer à les vendre, sans jamais avoir pu me faire céder. Pas une seule seconde on ne pourrait songer que je puisse les donner à une jeune fille désargentée comme toi. Tu connais, certainement un endroit dont toi seule a le secret, et dans lequel ils seront plus en sûreté qu’ici. Les enfants, ça fouille partout. Dans ce vieux château et ses dépendances, c’est un inépuisable terrain de jeu pour une jeune fille ayant un esprit de découverte comme le tiens. Il y a sûrement des cachettes sûres que personne d’autre que toi ne connaît ? Tu es la seule en qui, avant de m’en aller, je mets toute ma confiance. Ne me trahit jamais, Isabelle !

    Je ne vous trahirais jamais, grand-mère, d’autant plus que je soupçonne la d'Argenson d’avoir éliminé ses deux maris afin d’hériter plus vite de leur fortune. Je n’ai aucune preuve de ce que j’avance ; mais j’en suis presque sûr ! Père est pratiquement ruiné et conserve le château et les terres grâce à son mariage avec cette femme. Je ne la considère pas comme une de Rubens, ni comme ma belle-mère. Ce qui est aux de Rubens, ne peut appartenir à une roturière usurpatrice de particules que je soupçonne d’assassinat concernant ma chère mère. Le temps est révolu pour la démasquer sans que je sois moi-même en danger de mort ; mais, tôt ou tard, elle devra rendre des comptes sur ses forfaits.

     Avant de m’en aller pour un autre monde ou je serais certainement à ma place, comme tu me fais plaisir, Isabelle de t’entendre raisonner ainsi ! Je sais donc que je peux te faire une entière confiance. Un dernier souhait, pourtant, me laisserait une immense joie que j’emporterai secrètement dans ce voyage dont on ne revient pas et ainsi, punir la peste qu'est la d'Argenson : mon fils lui est complètement et aveuglément dévoué par l’amour qu’il lui porte. Il ne se rend pas compte de sa fausseté, sa duplicité qui est flagrante concernant ses manigances pour obtenir ce qu'elle veut. Elle le manipule à sa guise. Je sais tout sur elle : la moindre chose m'est rapportée. Pour ma satisfaction, est-tu  sûr de l'endroit où tu vas cacher tout ce trésor ?  Je ne veux absolument pas qu'elle mette la main dessus  ? J'ai fais venir mon notaire un jour qu'ils n'étaient pas au château, et je t'ai couché sur mon testament. Je te fais mon héritière universelle : Tu le mérites bien pour toutes ces années de solitude et de souffrance. Je suis au fait de ce que tu as dû endurer depuis ta petite enfance et jusqu'à ce jour... Tu connais ma froideur : Je ne suis pas démonstrative et peu communicative. Je ne peux changer mon caractère ; mais je veux partir l'esprit tranquille et participer au moins un peu à ton devenir lorsque tu seras majeure. Je sais que tu feras bonne usage de ce que je te lègue. Personne ne pourra mettre en doute ton héritage : j'ai fais ce qu'il faut pour ça.

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 21 Juin à 11:07

    Bonjour,

    ca avance doucement ce suspens

    le mystere et les problemes d'heritage sont bien compliqués eh eh eh

    j'avance aussi doucement que le mystere de ton roman LOL

     

    bon weekend et attention a la canicule de ces jours ci,

    du soleil, oui mais modérément

      • Vendredi 21 Juin à 13:58

        Merci cher Philippe pour tes conseils judicieux.

        Je te remercie aussi pour tes visites assidues pour ce roman qui,

        je le sent, te plaît beaucoup.

        Amitié, mon ami, Bonne fin de semaine !

        Ghis.

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