• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -228-

        Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

          Épilogue  

    S’étant assis au pied d’un saule pleureur d'un âge canonique qui bordait la pièce d’eau, laissant voir, par endroit, le ciel étoilé, Isabelle soupira d'aise en regardant le spectacle qu’offrait cette nuit tranquille.

    Lorsque William prit sa main dans la sienne, elle tressaillit. Elle n’était pas encore habituée à tant de tendresse. William la serra contre lui en lui murmurant à l’oreille :

    Je t’aime mon amour ! N’ai plus de crainte.

    l’esprit apaisé, Isabelle contemplait l'étang-aux-ormes, témoin de tant de drames. William prit doucement son visage entre ses mains caressantes, et plongea son regard dans le sien. Il la regardaient avec tellement d’amour dans les yeux, tellement de sérénité, qu’ils ne voulaient penser qu’à l’avenir qui se profilait devant lui. Isabelle, l'âme en paix, se laissa enlacer, heureuse, le coeur battant. Elle se blottie contre lui savourant la chaleur et la protection de ses bras.William était au comble du bonheur, et dans le magnifique ciel étoilé, il leva les yeux vers le ciel le cœur en paix, et soupira d'aise. Soudain, il aperçu une étoile filante. Il la désigna du doigt à sa bien-aimée qui eut juste le temps de l’apercevoir.

    Oh ! Fit Isabelle. Que cette étoile filante emporte avec elle ce vœu que je fais en cet instant.

    Quel est-il mon amour ? Demanda William.

    Chut ! On ne doit pas dire ce que l’on souhaite ; mais puisque l’on ne se cache plus rien, que nos cœurs sont libérés de toutes ces mauvaises choses qui nous ont fait tant souffrir, je peux te révéler mon souhait qui est celui de ne plus jamais connaître le malheur sans toi à mes côtés, cher William.

    Nous ne serons jamais plus séparés, mon aimée. Nous serons liés à jamais pour le meilleur et pour le pire, ma chérie. Je t’aime tant !

    Devant eux, sur la pièce d’eau, reposaient deux beaux signes blancs endormit, tête sous l’ailes sous la clarté de l'astre solaire, leur silhouette se réfléchissant dans l'eau calme formant une vision lactée qui se reflétaient entre les deux océans. Isabelle se blottit plus amoureusement au creux des bras de William qui prit ses lèvres en un baiser tendre et passionné. Isabelle frissonnait de bien être. Une légère brise se leva, passa sur les roseaux qui frémirent sur son passage. La brise rida l’eau tranquille, apportant avec elle le voile de tulle que la mère de Isabelle portait sur ses épaules lors de ses apparitions. Celui-ci se posa délicatement sur les genoux de William,  qui se devait de croire sa bien aimée puisque elle ne savait mentir et que certaines personnes du village avaient elles aussi, vu le fantôme de la mère d'Isabelle.

    Daphné, par l’intermédiaire de son voile tenait à lui prouver la véracité des propos de sa fille. En lui-même, ce tissu lui apportait des réponses et des preuves dont il ne pouvait plus douter. Quand Isabelle, en cet instant, comprit que sa mère était bien présente à leur côté. Elle se rendit compte également, que son esprit veillait sur elle et ne l’avait jamais quitté jusqu’à la découverte des deux coupables, responsables de son assassinat jusqu’à ce que celles-ci reçoivent le châtiment mérité à la mesure de leur crime.

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