• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -224-

      Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Ce soir là, il faisait lourd. La nuit était à peine commencée, qu’une envie subite me prit d'aller me promener du côté de l'étang-aux-ormes.

    Maman m’apparut, et sans ouvrir la bouche, elle me mit en garde contre un danger qui me menaçait. C'était une voix surnaturelle qui me parlait à l'intérieur de moi-même ? Maman me convint de partir chez son frère où je serais à l'abri des malveillances du château. Je fus très surprise de savoir qu’elle était au courant de mon prochain départ chez son frère, et que je ne voulais pas quitter Monteuroux.

    C’est pour cette raison que je ne fis pas de difficultés quand mon père à pris la décision de m’envoyer chez mon oncle. La dernière fois est récente. Ce fut juste après la réception où nous avons parlé longuement, et où, vous-même, vous m'avez mis en garde contre Ludivine en me priant de partir. Après tout ce que je venais de voir, d'apprendre, d'entendre, je suis allée me coucher, la tête emplie de doutes sur le chemin que je devais prendre. La nuit fut très agitée : j'entendais la voix de maman qui, dans mon sommeil, me parlait. Je ne trouvait pas le sommeil : J’étais sans cesse interrompu par sa présence auprès de mon lit. J'ai d'abord pris cela pour un rêve insistant, mais il m'était impossible de fermer l’œil. Elle tenait encore une fois à me prévenir du danger imminent qui me guettait. Elle m’appris ce qui lui était réellement arrivé, qu’elle savait avoir été assassinée, mais ne savait pas encore à qui appartenaient les deux mains assassines qui l’avaient l'avait fortement poussé dans l'eau. Elle semblait tout connaître de la fausseté et la dangerosité de ma belle-mère qui, d’après elle, devait être en partie, la cause de cette malveillance à son encontre. Lors de ses apparitions sur les berges de l'étang. C'est elle qui, la première, m'a fait comprendre qu'il fallait que je quitte Monteuroux sans regarder en arrière, avant qu'il ne m'arrive quelque chose de fâcheux. Je n’en ai parlé à personne, son conseil étant de me taire sur ce sujet qui ne ferait que m’attirer les foudres de ma marâtre. Elle m'a confié que tant qu'elle ne saurait pas qui était la personne fautive de cet acte abominable, elle ne pouvait reposer en paix aussi longtemps que ce mystère ne serait pas éclairci. Elle me confia qu’elle n’avait pas fini ce qu’elle avait à faire sur cette terre : à commencer par me protéger de l’esprit malfaisant qui séjournait au château. Elle me dit aussi que la punition divine arriverait en son heure et serait à la mesure de ce qu’elle avait subi, et que depuis ma petite enfance je subissais également. Depuis la première apparition, je voulais tout dire à Adélaïde, mais en réfléchissant, je n'ai pas voulu confier ce dont j’avais été témoin de peur qu’elle ne pense que j’étais atteinte de folie, et qu’elle se sente obligée de faire un rapport à mon père afin de me faire admettre dans un hôpital psychiatrique, financièrement aidé, bien sûr, par la d’Argenson. Si je vous confie mon secret, William, c'est que ma confiance en vous est inébranlable, et que je vous sais large d’esprit, que vous ne pouvez que me croire. Je ne suis pas une fabulatrice ! Bien trop de coïncidences avec les faits réels ne peuvent tromper ! Ce que j’avais appris sans vouloir en tenir compte à cause de ma raison qui me l'interdisait, fait, aujourd’hui, que je ne peux plus nier les faits, même si je me refuse à croire à l’inexplicable ?

     224

    sceau copyright

     

         

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -223-Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -225- »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :