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    Chapitre XVIII

    Lorsque Isabelle entraîna William dans sa chambre, qu’elle sortit le vieux sac de l’aïeule et fit glisser sur la table centrale, devant le jeune homme, les joyaux de la princesse hindoue en prenant soin de ne pas encore sortir les dernières preuves que sa mère avait déposée à chaque visite telle que la fleur de nénuphar la nuit ou elle lui était apparut près de sont lit, et le bout de voile arraché par les buissons épineux se trouvant dans le chemin par ou elle s’était évaporée, et que la jeune comtesse conservait sur elle, tout contre son cœur, et qui correspondait à sa première apparition sur les berges du lac.

    William demeura un moment médusé, avant de se ressaisir :

    Qu’est-ce cela ? Dit-il enfin.

    Après qu’elle lui ai tout expliqué, il prit entre ses doigts le fameux collier pour l’examiner de plus près.

    Il doit avoir une très grosse valeur. Vous n’aurez pas l’occasion de vous en servir ici, Isabelle.

    Aussi n’en ai-je aucune envie. Je voulais juste vous tranquilliser au sujet de Monteuroux. Je vais remettre de nouveau tout ce trésor où il était, mais vous voyez qu’à l’occasion nous aurons de quoi payer l’entretien de nos deux domaines... et même d’autres dépenses si cela est nécessaire.

    Elle disait nous en le regardant avec une chaude tendresse. Étendant le bras, il attira contre son épaule la tête aux brillantes boucles blondes.

    Vous dites-nous Isabelle, nous deux. Dans la bonne comme dans la mauvaise fortune. Nous continuerons la lignée des de Rubens dans ce Monteuroux délivré de celles qui le déshonoraient. Une ombre passa dans le beau regard de la jeune fille.

    Monteuroux a été le témoin de beaucoup trop de malheurs. Je suis très peinée pour mon père... mon père que le crime de cette femme n’a pu séparer d’elle ! Oh ! William ! J’aurai tellement voulu l’en délivrer ! Hier, en rentrant d’Aïgue-blanche, j’ai croisé la voiture qui les emmenait loin de Monteuroux. Édith à tourné son regard vers moi avec une telle haine, juste quand mon père arrivait à ma hauteur. Il était très pâle. Il m'avait vu sur la route, mais ne daigna pas me regarder une dernière fois. Il me faisait de la peine. Mais Édith d’Argenson avait un regard qui en disait long sur la frustration qu’elle ressentait de ne pas avoir réussi à m’évincer de la lignée des Monteuroux. Ce regard qu’elle m’a jeté était une rage pure de n’avoir pas réussi son plan machiavélique afin de m’éliminer définitivement de son chemin. Ce genre de colère qui mène au meurtre. Je l’ai vu dans ses yeux. Ah ! Quelle haine elle me portait ! Elle avait vraiment l’intention de me faire accuser du meurtre de sa fille et de son petit-fils, et elle n’aurait pas hésité à me mener jusqu’au procès puis, ensuite, à l’échafaud si elle l’avait pu !

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