• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -219-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Isabelle se souvînt que sa tante Victoria avait formulé une phrase similaire le soir de leur première rencontre au pavillon. Elle regarda William et il revit dans ses yeux cette fraîcheur d'aurore, cette luminosité très pure d'un cœur jeune, sans ombre, où brûlait discrètement l'amour.

    Convoquée pour le surlendemain chez le notaire de Mlle Victoria de Rubens, Isabelle s'y rendit et prit connaissance du testament de sa tante. Étant sa seule légataire, ainsi que lui avait dit Victoria. La fortune se montait à 25 millions de Francs, de l’époque, lesquels se trouvaient, bien sûr, amputés par les frais de succession, et versé, pour une partie, à l’état. Isabelle apprit en outre que son père venait de mettre en vente Monteuroux, ce qu’elle ne pouvait accepter. Très agitée par cette nouvelle, la jeune comtesse en revenant de chez le notaire, gagna directement Aïgue-blanche pour en avertir William. Elle le trouva dans le salon, causant avec André. Dès son entrée, toute à sa joie, elle lui annonça :

    Mon père vend Monteuroux et je vais l'acheter avec l’héritage de ma tante ! Monteuroux reste dans la famille !

    Surpris, sur le moment, William, à la réflexion, fit observer :

    C’est une heureuse nouvelle que d’apprendre que le domaine de vos ancêtres reste dans la famille, mais je me demande, ma chère Isabelle, comment vous allez faire face à son entretien ? Car les produits de nos fermes n'y suffira pas.

    Elle eut un sourire malicieux.

    Il est nulle inquiétude à avoir, cher William ! Venez demain à Monteuroux, je vous révélerais un secret qui m’a été confié par ma grand-mère qui m’a fait jurer, sur son lit de mort, de ne le révéler à personne sauf, si un jour, je devais avoir un mari.Vous serez surprit lorsque vous saurez ce que c’est.

    André regarda les deux jeunes gens avec un sourire de satisfaction sur son visage. Un bruit de pas et de voix, arriva à ce moment aux oreilles des trois jeunes gens. Par la porte-fenêtre ouverte sur le parterre, apparurent Juliette et Renaud, tous deux portant des ustensiles de pêche.

    J'ai donné une leçon à Mlle Juliette, dit en riant le jeune Anglais, et je lui trouve beaucoup de dispositions.

    Elle est capable de devenir aussi friande de pêche à la ligne, que vous, mon cher cousin, lança Isabelle avec gaîté, enfin débarrassée de ce voile de tristesse qui ne la quittait plus depuis ces derniers temps.

    André glissa un coup d’œil ému vers les nouveaux arrivants. Il ne lui échappait pas, pas plus qu'aux deux jeunes gens, qu'une très spontanée et très vive sympathie, ainsi qu'une complicité rapprochait la rieuse Juliette et Renaud de Montégu. Son regard amical enveloppa les deux couples heureux, et s'attarda sur le visage détendu de son frère William. Il songea : Je l’ai vu si malheureux...

    219

    sceau copyright

     

         

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -218-Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -220- »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :