• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -218-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    La bibliothèque de château vieux comme celle de Château neuf, m’a enseigné beaucoup de choses sur les poisons. Ce dont je suis pratiquement sûr, c’est que L’arsenic est un poison inodore, incolore, et si l'on emploi ce poison à petite dose, la personne empoisonnée dépéris lentement et se meurt dans d'affreuses souffrances sans éveiller l’attention. Si sont projet était finalement ce que je viens de vous décrire, la peine d’avoir perdu sa fille et son petit fils, ne pouvait que la mettre hors d’elle puisque son stratagème me concernant ne peut réussir sans Ludivine. Il fallait qu’elle me culpabilise afin d’avoir le champs libre, et que je ne sois plus plus un obstacle pour elle ! Par la suite, mon père éliminé, elle et sa fille aurait pu s’attaquer sournoisement à William et à sa famille. Aujourd’hui, son funeste projet n’est plus d’actualité, et la rage nourrit son venin. Elle sait qu’elle à perdu, et qu’elle doit partir si elle ne veut pas rendre des comptes à qui que ce soit.

    Renaud objecta :

    Malheureusement, de ce que vous croyez être une vérité plus que probable, nous n’en avons pas la preuve. Espérons que, pour votre père, vos doutes ne soient pas la réalité.

    Je le voudrais, Renaud ; mais ce doute ne quitte pas mon esprit. Déjà, lors de mes seize ans, j’avais de sérieux soupçons à son encontre.

    Deux jours plus tard, eurent lieu dans la chapelle de Monteuroux, les obsèques de Victoria de Rubens. Comme assistants du dehors, il y avait que Catherine de Rubens, André, sa fille Juliette, William et Isabelle. Mr de Rubens était présent : blême, les traits tirés, et singulièrement vieilli. Sa femme ne parut pas. Dès que le cercueil de sa sœur eut été descendu dans la crypte, Mr de Rubens s’éloigna sans avoir adressé la parole à ses neveux, et encore moins à sa fille. Le lendemain, l’on devait conduire au cimetière Berthe, morte d'un transport au cerveau. Dominique avait appris qu'on préparait les bagages pour le comte et sa femme qui devaient quitter Monteuroux aussitôt après la cérémonie funèbre. Isabelle s'attarda un instant dans la salle funéraire, priant pour sa mère qui pouvait, maintenant, reposer en paix, et pour son aïeule à qui elle avait pardonné le soir même de sa confession. Après toutes ses années, nulle colère, nulle haine habitaient son cœur : Juste de la peine... beaucoup de peine. Elle revivait toutes les impressions ressenties lors des obsèques de sa grand-mère, l'affreuse amertume dont avait été saturée sa jeune âme, l’absence équivoque et remarqué de la comtesse, son père, pâle et crispé, qui pensait peut-être, à ce moment-là, au sourire de sa mère, avec sa sœur reposant à jamais dans la crypte. Une main prit celle d'Isabelle, et une voix grave, ardente, dit à son oreille :

    Éloignez-votre esprit de toutes ces douloureuses pensées, mon amie. Venez : il faut maintenant aller vers la vie.

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