• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -217-

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    Isabelle se rendait compte des dangers qu’elle avait couru à partir de ses seize ans, et plus frondeuse que jamais en grandissant, n'acceptant toujours pas sa marâtre comme celle qui devait remplacer sa chère mère, pas plus qu'elle n'acceptait sa fille Ludivine et encore moins les remontrances de son père qui ne voyait que par la d'Argenson. Le fait qu'elle cherche à comprendre l'accident de l'étang-aux-ormes, et qu'elle soit ouvertement hostile à cette femme et à sa fille, mettait sa vie en danger sans qu'elle n'en prenne conscience. Seule Daphné de Rubens : sa mère, et sa tante Victoria, l'avaient persuadé de faire attention à la malveillance de cette femme qui était capable de bien des choses pour arriver à ses fins. Toute la méfiance d’Isabelle envers sa marâtre et Ludivine était donc bien fondée.

    — Je comprends mieux pourquoi elle me haïssait, et cherchait sournoisement à me nuire de toutes les manières en son pouvoir. J'étais la fille de celle qu'elle avait fait disparaître pour prendre sa place. Elle sentait en moi une défiance instinctive, une hostilité ou se heurtait sa fausseté, et sa sourde malveillance. J'ai toujours eu l'impression qu'elle était ma pire ennemie. Qui sait ce qu'elle aurait encore pu faire  me concernant, si l’on n’avait pas finit par découvrir son jeu machiavélique ?

    Avec une tristesse dans la voix, Isabelle continua :

    — Cette diablesse a fait de mon père un pantin et un ennemi pour moi. J'ai toujours eu le sentiment qu'elle était ma pire ennemie. Depuis mon retour de l’Angleterre, mon instinct me conseillait de rester sur mes gardes. Il y a une chose que je veux vous révéler à tous deux. Je sent mon père très fatiguédepuis que je suis revenue. Il n’est plus si alerte, son teint dénote quelque chose de pas naturel : je l'ai remarqué l’autre après-midi lorsque j’ai été lui rendre visite juste après nos six ans de séparation, et le soir du bal… J’ai un doute qui ne me quitte pas.

    Les deux jeunes gens s’étonnèrent, et William demanda :

    — Qu’est-ce qui vous tourmente Isabelle ?

    — Je suis de plus en plus persuadée que la d'Argenson est en train de l’empoisonner doucement, afin de s’accaparer tous les biens des de Rubens au fur et à mesure des événements tragiques qu’il peut arriver dans une famille, sans que pour autant que lon ne la soupçonne. Je pense, qu’elle n’en ait pas à son premier meurtre, ses maris sont décédés assez rapidement, et sans descendance : surtout le deuxième qui n’a vécu que deux ans après leur mariage. Les deux lui ont légué toutes leur fortune. Elle est arrivé richissime à Monteuroux, en position de force face à mon père pas loin de la ruine. Elle a fait valoir ses droit de châtelaine sans rencontrer de résistance, sauf de ma part. Lorsque Ludivine était encore en vie, faire disparaître tous les de Rubens n’aurait été, pour elle, très facile avec l’aide de sa fille ? Bien sûr, l’accident emportant Ludivine et le petit Thierry, à changé son plan s’il s’avère qu’elle en avait un, ce dont je suis pratiquement sûr. La bibliothèque de château vieux comme celle de Château neuf, m’ont enseigné beaucoup de choses sur les poisons. L’arsenic est un poison inodore, incolore, et si l'on emploi ce poison à petite dose, la personne empoisonnée se meurt à petit feu.

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