• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -216-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Berthe continuait sa confession sans se soucier de ses accusateurs, et du comte.

    J'ai tué Ludivine et son fils en assassinant l’autre ! C'est moi qui l'ai poussé dans l’eau ! Elle, toute blonde, avec son beau visage d’ange, et ses yeux tristes parce que vous la trompiez avec Mme d'Argenson... elle était au courant de votre trahison ! Ma maîtresse m’avait dit qu’il fallait que votre qu’elle meure afin que ma maîtresse prenne sa place ! Ma petite Ludivine aussi était un ange !Morte ! Morte avec son enfant. Je paie ma faute en perdant mes deux anges à cause de votre première femme. Elle se venge bien la comtesse ! Depuis le temps qu’on la voyait apparaître sur les berges de l’étang... Cela devait arriver ! Mais il fallait se taire !

    Et se tournant vers les deux cousins, Berthe asséna un dernier coup concernant la moralité du comte. Il ne fallait surtout pas dire qu’on la voyait ! Mr le comte ne voulait pas ! Il ne voulait pas qu’on parle des apparitions ! Il ne fallait surtout pas prêter foi à ce qui n’existe pas ! Mais tout le monde savait au village, comme au château, sauf sa fille. Je les ai tués toutes les trois à vingt deux ans d’intervalle ! Je suis une criminelle ! Dieu me punit en m’enlevant mes deux petits anges auxquels je tenais le plus ! Je suis maudite ! Maudite ! Je suis damnée !

    Ces derniers mots furent accompagnés d'un cri strident. Elle se leva, fit quelques pas, les yeux révulsés, et tomba comme une masse sur le tapis. Dominique et Angèle, qui entraient, se précipitèrent vers elle et l'emportèrent dans sa chambre. Mr de Rubens, dont les jambes ne le tenaient plus, quitta la pièce sans regarder les deux cousins. Renaud et William s'en allèrent à leur tour, silencieux, car cette scène les avait péniblement impressionnés.

    Plus tard, lorsque William retrouva Isabelle, il lui raconta ce que Berthe avait fait, mais ne parla pas des dites apparitions, ne sachant pas si Isabelle était au courant de ces faits, et s’il fallait vraiment croire aux dires des gens habitant le village ; mais quand même ! C’était la deuxième fois qu’on lui rapportait ces faits ! Que penser de cela ? Néanmoins, il avait l’intime conviction que depuis la mort de Ludivine et celle du petit Thierry, Berthe était obsédée par le souvenir de son crime et l’assurance que cette mort intervenait à la même date, et sur le lieu même où avait péri Daphné de Rubens.William ne pouvait s’empêcher de penser que le jugement de Dieu était sévère, mais c’était la seule façon d’atteindre ces deux femmes, puisque la justice des hommes ne pouvait plus intervenir. Isabelle, le visage entre ses mains, frissonnait en répétant :

    Cette femme a tué ma mère ! Berthe n'était qu'un instrument pour elle ! Ma pauvre maman !

    C’est, sans nul doute, cela. Avec son habilité coutumière, qu’elle suggéré le crime à sa domestique, l’obligeant à le faire siens. Sa suggestion et son influence était suffisantes pour pousser la femme de chambre à se charger de la sale besogne à sa place... Oui, c'est sûr ! Elle n'est pas innocente dans cette tragédie. Elle en est, à coup sûr, l’instigatrice, donc, coupable.

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  • Commentaires

    1
    Samedi 8 Juin à 17:52

    Bonjour Joli mois de Mai

    Bonjour bon week-end de Pentecôte

    Je passe en douceur t 'offrir un petit panier de fleurs pour égayer ton coeur
    Passe une agréable fin de journée et un très bon week-end
    Merci pour ta belle amitié à la semaine prochaine
    Tendres bisous du cœur pour toi de kikinette

    Bonjour Joli mois de Mai

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