• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -215-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Nous avons la déclaration écrite de Mlle de Rubens, votre sœur, qui se trouvait dans le pavillon au moment du crime. Elle vit celui-ci se produire, et malheureusement, garda le silence parce qu’elle haïssait, jalousait ma tante Daphné pour sa beauté, sa gentillesse, l'affection qu'elle lui portait, et qui était vécu, par elle, comme de la pitié se rapportant à son infirmité. Nous avons l'attestation du père Adrien, qui vit passer cette horrible femme. Tout cela, nous ne le garderons pas pour nous, mon oncle. Puisque votre femme a osé accuser Isabelle, nous ferons connaître laquelle est, des deux, la criminelle ! Sur l'idée de madame votre femme, alors que vous n'étiez pas encore marié avec elle, elle imagina le meurtre de ma tante qu’elle fit accomplir par sa domestique. L’usurpatrice est encore plus coupable que sa femme de chambre dévouée à cette horrible femme, car ce meurtre fut prémédité : ce qui est très grave ! L'histoire aurait pu être connue plus tôt, si le jardinier et votre sœur Victoria avaient, comme ils auraient dû tous les deux le faire, parler de Berthe passant bizarrement par cet endroit où elle ne venait jamais. La tante Victoria a gardé jalousement ce secret pour elle, par haine de la beauté de la mère d'Isabelle, notre tante ! Berthe, comme votre seconde épouse, auraient dû rendre des comptes à la justice !

    Votre fille n'aurait pas tant souffert de votre indifférence la concernant. Vous vous êtes laissé manipuler par votre seconde femme et sa fille à un point tel, que même en cet instant, vous ne voulez pas admettre l’évidence ! Savez-vous ce que c’est que d’être une petite fille en souffrance d’avoir perdu sa mère, et qui se rend bien compte que son père l’abandonne au profit de sa nouvelle femme et de sa belle-fille ? Non ! Vous vous êtes déchargé de vos responsabilités sur Adélaïde : sa marraine. Il y a une justice divine, mon oncle. Elle prend son temps, mais elle arrive en son heure et prend tout son sens...

    Mensonge, abominable mensonge ! Bégaya Mr de Rubens.

    Le sang lui montait au visage à en devenir rouge cramoisi. Les cris de Berthe diminuaient. Ses yeux hagards dévisageaient Mr de Rubens, lorsqu’elle murmura d’un air vengeur : Vous allez, vous aussi, payer votre trahison envers votre femme ! Vous êtes fautif d’adultère et si vous n’aviez pas trompé votre femme avec ma maîtresse, votre femme serait toujours en vie ! Atterré, le comte ne répondait pas aux accusations de la femme de chambre, car il était, depuis longtemps rongé par le remord de n’être pas allé se promener avec sa femme ce soir-là. Il avait inventé une excuse, préférant les plaisirs coupables avec sa maîtresse, dans le secret de la chambre du couple. Il savait très bien qu’il portait le poids de sa trahison sur ses épaules et bien plus encore…

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  • Commentaires

    1
    Jo
    Jeudi 30 Mai à 17:42

    Hello Ghislaine

    Ah le poids de la trahison et les plaisir coupables.

    La recette de toutes les situations dramatiques.

    Gros bisous

    Jo

     

      • Vendredi 31 Mai à 16:38

        C'est sûr ! L'amour et l'argent : que de conflits dans les familles

        qui on de l'argent ou des terres. 

        Gros bisous et passes un très bon week-end ! 

        Ton ami Ghis.

    2
    Lundi 3 Juin à 10:10

    Bonjour Joli mois de Mai

    Bonjour bon lundi après un superbe week-end
    J'apprécie le moment
    Où je tape sur mon clavier
    Ce message d'amitié qui t'est destiné
    Pour te souhaiter une douce journée
    Gros bisous de kikinette

    Bonjour Joli mois de Mai

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