• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -213-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    A peine eut-elle un tressaillement quand William demanda d'un ton très dur et sans ménagement :

    — Pourquoi avez-vous tué la comtesse Daphné de Rubens ?

    Il s’attendait à une violente dénégation. Au lieu de cela, il entendit la plus incroyable des réponses. Une voix sourde lui répondit :

    — Ma maîtresse voulait devenir comtesse de Rubens et L’autre la gênait.

     Je vous demande d’être respectueuse envers ma tante Daphné de Rubens qui est surtout la mère de notre cousine ! Et ne me cachez rien, Berthe. C'est votre maîtresse qui vous y a incité ? ! 

    Cette fois, aucune réponse ne fit écho à sa demande. Berthe se mordait les lèvres qui ne semblaient n’être qu’un trait dans une figure terne qui ne paraissait pas avoir de conscience. Elle détournait son visage pour ne pas soutenir le regard de William qui ne la quittait pas des yeux. Il répéta la question, mais le ton qu’il prit ne laissa aucune échappatoire à la femme de chambre.

    — Vous ne voulez pas l'accuser ? Pourtant, quels motifs vous aurait-il poussé à l'assassinat de la première Madame de Rubens, en dehors de l'intérêt que cela représentait pour Mme d'Argenson ? Vous étiez toute dévouée à celle-ci, elle savait qu'elle pouvait tout vous demander ! Qu'avez-vous à répondre à cela ?! Parlez !

    Berthe se tordit les mains. Son visage était convulsé par la souffrance morale ; mais elle teint bon quelques instants dans son coupable silence. Sentant que la femme de chambre n'était pas loin de craquer, les deux cousins se regardèrent et sortirent les preuves qu'ils avaient gardé précieusement comme faire valoir. Après que Renaud et William l’aient confronté aux preuves écrites en leur possession, Berthe, soudain, se leva et dit avec véhémence :

    — Oui, j'aurais tout fait pour elle ! Je me suis damnée, mais j'ai déjà reçu ma punition. Ludivine, ma petite Ludivine, et son fils, noyés au même endroit... ma petite Ludivine... C'est moi qui l'ai tuée en tuant l'autre !

    Sur ce cri de désespoir, Berthe s'abattit dans un fauteuil, saisie par une crise de nerf. Dieu me punit ! L'autre se venge ! Ce n’est pas pour rien qu’elle ne peut être en repos, et elle ne le sera pas tant qu’elle n’aura pas obtenu justice ! Je dois payer le mal que j'ai fait ! Son fantôme me hante ! Madame n'est pas coupable de mon forfait ! Laissez-là tranquille !

    — Elle est aussi coupable que vous, Berthe, si non plus ! C’est votre diablesse de maîtresse qui vous a obligé, par des moyens bien à elle, à vous persuader d'exécuter ce terrible forfait !

    — NON ! Madame à les mains propres ! C’est moi seule qui ai décidé de faire ce que j’ai fais ! Moi seule ! Vous entendez ?! Moi seule !

    William, hors de lui, ne voulait pas relâcher la pression sur cette abominable femme :

    — Son ordre fut dur et sans concession, aucune : 

    — Avouez Berthe !

    Berthe se mit à hurler telle une bête fauve.

    Dominique  qui était présent, se précipita au-dehors pour aller chercher de l'aide afin de soigner cette horrible femme. A peine la porte fut-elle refermée sur lui, qu'elle se rouvrit, laissant paraître Mr de Rubens.

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  • Commentaires

    1
    Lundi 27 Mai 2019 à 10:55

    ❤️ Vos petis cadeaux merci bisous❤️

    Bonjour  bon lundi 
    Je ne peu pas contrôler le temps
     Mais si je le pouvais je le ferais
     Pour que notre amitié
     Soit éternelle
     Passe une très bonne journée
     Ainsi q une très belle semaine
     Gros bisous du cœur de ton amie kikinette

    ❤️ Vos petis cadeaux merci bisous❤️

     

      • Lundi 27 Mai 2019 à 12:32

        Merci Kikinette,

        Je te souhaite une très bonne semaine moi aussi !

        Le temps n'est pas contrôlable: nous le savons tous et toutes ;

        mais nous pouvons faire en sorte qu'il soit bon pour nous.

        Prendre le vie à pleine mains, et faire de celle-ci quelque chose de bien.

        Amicalement, N.GHIS.

    2
    Jo
    Mardi 28 Mai 2019 à 14:42

    Hello Ghislaine

    Nous avons Jupiter qui se prend pour le maître des Horloges, hihihhi

    Bravo pour ta prose, c'est un feu d’artifice, que dis-je? Une apothéose la vérité éclate.

    L'oiseau à la petite cervelle vous dépose ses hommages à vos pieds Gente Dame.

    Gros bisous

    Jo

      • Vendredi 31 Mai 2019 à 16:39

        Comme tu es gentil avec moi, Jo !

        Heureusement que tu es là à m'encourager !

        Bisous, Ghis.

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