• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -213-

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    Pour cela, il lui fallait des preuves indispensables, et irréfutables pour stopper la comtesse dans sa haine destructrice afin de nuire à Isabelle. Il se devait de se mettre en quête de ces fameuses preuves signées par le jardinier, Émilie, et la tante d'Isabelle : Victoria de Rubens.

    Il était complètement fixé maintenant, et sûr de l'identité de la meurtrière. Sans attendre le retour d'Isabelle partie avec Adélaïde pour Neuf-Marché, il se rendit à Aïgue-blanche, preuves en mains, afin d’informer son cousin des dernières avancées concernant l’enquête qu’il avait entreprit pour découvrir la vérité sur le présumé meurtre à présent, vieux de 22 ans. Un quart d'heure plus tard, il revenait à Monteuroux en compagnie de William qui lui avait assuré :

    — A cette heure, ma belle-mère n’est pas encore levée. Nous demanderons Berthe, et tâcherons de la faire avouer, en prenant Dominique comme témoin. Évidemment, nous ne pouvons attenter une action en justice, puisqu’il y a maintenant prescription ; mais il faut que la vérité soit connue sur cette abominable affaire.

    Ce fut dans la bibliothèque, déserte à cette heure, que le comte de Rubens-Gortzinski fit convoquer la femme de chambre d’Édith d’Argenson. Elle entra, un peu courbée, comme les jeunes gens l'avaient vue la veille, la face ravagée, et les yeux gonflés. A peine eut-elle un tressaillement quand William demanda d'un ton très dur et sans ménagement :

    — Pourquoi avez-vous tué la comtesse Daphné de Rubens ?

    Il s’attendait à une violente dénégation. Au lieu de cela, il entendit la plus incroyable des réponses. Une voix sourde lui répondit :

    — Ma maîtresse voulait devenir comtesse de Rubens : L’autre la gênait.

     Je vous demande d’être respectueuse envers ma tante Daphné de Rubens ! Et ne me cachez rien, Berthe. C'est votre maîtresse qui vous y a incité ?

    Cette fois, aucune réponse ne fit écho à sa demande. Berthe se mordait les lèvres qui ne semblaient n’être qu’un trait dans une figure terne, et ne paraissant pas avoir de conscience. Elle détournait les yeux comme pour ne pas soutenir le regard de William qui ne la quittait pas des yeux. Il répéta la question, mais le ton qu’il prit ne laissa aucune échappatoire à la femme de chambre.

    Vous ne voulez pas l'accuser ? Pourtant, quels motifs vous aurait-il poussé à l'assassinat de la première Madame de Rubens, en dehors de l'intérêt que cela représentait pour Mme d'Argenson ? Vous étiez toute dévouée à celle-ci, elle savait qu'elle pouvait tout vous demander ! Qu'avez-vous à répondre à cela ?

    Berthe se tordit les mains. Son visage était convulsé par la souffrance morale ; mais elle teint bon quelques instants dans son coupable silence.

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