• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -212-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Elle aurait pu r’monter, si quéqu’un l’avait pas poussé loin du bord et l’empêcher de remonterSi c’est la Berthe qui l’a poussé, et j'crois qu'c'est elle, M’dame la comtesse, à cause d’sa robe, n’a pâs pu remonter toute seule. Elle à dû couler rapidement ? Enfin… C’est mon avis !

    — Pourquoi n’avez-vous pas fait remarquer tout cela alors ? Dit Renaud d’un air de reproche.

    — C’est qu’on m’l’a pâs d’mandé ! Et pis, j'm'occupe pas des affaires qui m’regarde pas ! Vous en avez d’drôles, vous !

    C’était un comble ! Renaud dû se retenir pour ne pas lancer quelques apostrophes bien senties à la face butée du jardinier. Il se retint et dit au vieil homme avec son tact légendaire pour ne pas, justement, le buter :

    — Bien ! Mais maintenant que je vous l’ai demandé, que vous me l’avez dit, vous êtes prêt à le répéter devant témoins, s’il le faut ?

    — J’dirais la vérité, c'est sûr, p’isque que vous m’ le d’mandez ! C'est point par malice que j'ai point dis, mais j'aim’ pâs m’mêler des affaires des gens ! C’est que j'tiens à ma place !

    Renaud s'en alla courroucé que les informations arrivent si tard en ayant fait, au passage, autant de mal, et tout ceci, à cause d'un taiseux, d'un vieil homme buté renfrogné, qui ne voulait pas se rendre compte qu'en étant avare de mots, et de faits dont il avait été, en partie, témoin, il avait compromit l'avenir d'une jeune fille, empêché qu'une meurtrière soit punie.

    En approfondissant subtilement son raisonnement, Renaud conclut que la d’Argenson n’avait pas dû faire le travail elle-même afin de ne pas porter la faute, et de ne pas se salir les mains ? Elle avait dû suggérer ce geste malveillant à sa femme de chambre qui n’avait pas su faire autrement que faire plaisir à sa maîtresse. La vraie fautive n'était pas la femme de chambre, bien qu'elle en fut, par devoir envers sa maîtresse, le bras armé. Renaud ne pouvait accuser sans être sûr de ce qu’il avançait pour confondre les coupables, il lui fallait des preuves irréfutables, et il se devait de se mettre en quête de ces fameuses preuves signées par le jardinier, Emilie, et la tante d'Isabelle : Victoria de Rubens.

    Pour cela, il lui fallait des preuves indispensables, et irréfutables pour stopper la comtesse dans sa haine destructrice afin de nuire à Isabelle. Il se devait de se mettre en quête de ces fameuses preuves signées par le jardinier, Émilie, et la tante d'Isabelle : Victoria de Rubens.

    Il était complètement fixé maintenant, et sûr de l'identité de la meurtrière. Sans attendre le retour d'Isabelle partie avec Adélaïde pour Neuf-Marché, il se rendit à Aïgue-blanche, preuves en mains, afin d’informer son cousin des dernières avancées concernant l’enquête qu’il avait entreprit pour découvrir la vérité sur le présumé meurtre à présent, vieux de 22 ans. Un quart d'heure plus tard, il revenait à Monteuroux en compagnie de William qui lui avait assuré :

    — A cette heure, ma belle-mère n’est pas encore levée. Nous demanderons Berthe, et tâcherons de la faire avouer, en prenant Dominique comme témoin. Évidemment, nous ne pouvons attenter une action en justice, puisqu’il y a maintenant prescription ; mais il faut que la vérité soit connue sur cette abominable affaire.

    Ce fut dans la bibliothèque, déserte à cette heure, que le comte de Rubens-Gortzinski fit convoquer la femme de chambre d’Édith d’Argenson. Elle entra, un peu courbée, comme les jeunes gens l'avaient vue la veille, la face ravagée, et les yeux gonflés. 

    212

    sceau copyright

     

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -211-Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -213- »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :