• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -210-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34- 

    Chapitre XVII 

    Le lendemain, un peu avant huit heure, Renaud quitta la vieille tour et s'en alla vers le parc. Il était trop préoccupé pour jouir de cette matinée lumineuse survenant heureusement après la sombre et orageuse journée, précédant la nuit de la veille. Lorsqu’il fut devant le logis du père Adrien le jardinier, il vit la porte ouverte et le vieillard occupé à balayer l'intérieur. Il s’arrêta devant la maisonnette et entreprit de lui parler sur le sujet qui lui tenait à cœur :

    J’ai un renseignement à vous demander, père Adrien.

    A votre service, marmonna le jardinier en escamotant ses mots.

    Laissant-là son balai, il invita Renaud à entrer dans on humble logis, puis offrit une chaise au visiteur, dans la petite pièce qui lui servait de cuisine et de salle à manger, mais lui resta debout, les mains appuyées sur le dossier d’une autre chaise.

    Vous savez qui je suis, Adrien ?

    Le cousin de mam’selle Isabelle, m’a dit Dominique.

    Mademoiselle Isabelle m’a appris que les nuits de pleine lune, vous aviez parfois l’habitude, de travailler à votre jardin.

    Oui : ça m'plaît : quand elle éclaire ben.

    Père Adrien. Vous pratiquez le jardinage les nuits de pleine lune en été depuis très longtemps ?

    Oui.

    Oui, mais depuis combien d’années ?

    Hou, là, là ! M’dame la comtesse Daphné était encore de c’monde. Dit-il en mauvais patois. Tant qu’le temps l’permettra. Et tant qu’j’en aurais la force…

    Vous avez jardiné le soir où mourut la comtesse Daphné. Vous souvenez-vous d’avoir vu passer quelqu’un dans cette clairière ?

    Les paupières du vieil homme, plissées par l’âge, battirent sur ses yeux troublés par cette question inopinée. Néanmoins, il répondit :

    Ben... j’ai vu passer Mam’selle Victoria, pis, pus tard, j’ai vu M’dame la comtesse Daphné.

    Mais encore ?

    Adrien glissa un coup d’œil méfiant vers son interlocuteur.

    Elle avait l’habitude de v’nir s’promener heu l’soêr, quand y’avait d’la lune. Quéqu'fois, avec M’sieur l’comte... ses derniers temps, elle était seule. Oui, elle était ben seule…

    Vous ne répondez pas à ma question Insista Renaud.

    210

     sceau copyright

     

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -210-Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -209- »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :