• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -21-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -24-

    De cet appartement très vieillot quant à sa construction puisqu'il se trouvait être aménagé dans la seule tour de château vieux encore debout et habitable, jamais la d’Argenson n’en franchi le seuil. Marie-Marguerite de Rubens évitait de se trouver dans les parties de château neuf pendant que sa belle-fille y séjournait les mois d’été. Rudolph faisait à sa mère une ou deux visites guindées par an, et lui écrivait des lettres dont les suppliques concernaient surtout des demandes de fond pour régler des factures en attente ; mais les réponses de sa mère étaient toujours les mêmes, car la comtesse savait que sa belle-fille n'était pas sans fortune. Il n’y avait jamais eu de tendresse entre la mère et le fils. La comtesse Marie-Marguerite, était d'une nature froide et ne laissait jamais percevoir une quelconque émotion sur son visage toujours impassible. Concentrée et murée dans cet orgueil viscéral des de Brémont, méprisant autrui, ignorant la tendresse maternelle. Elle avait aimé son époux Stéphan de Rubens d’une passion qui se voulait sans condition. Jalouse et personnelle, exigeante, elle dominait tout son monde et d’autan plus son époux : ce qui représentait, pour lui, un joug très difficile à supporter pour cet homme dont la bonhomie légendaire irritait la comtesse. Aimable de sa personne, et léger, il aimait la bonne vie et ne supportait pas les interdits. Son fils Rudolph ne l’avait jamais intéressé, pas plus que ne l’intéressait sa fille Victoria, née difforme. Depuis un certain temps, la jeune femme vivait complètement recluse au second étage de la vielle tour, juste en dessous de sa mère. A l’égard d’Isabelle, l’indifférence de l’aïeule ne semblait pas moindre. Il était rare qu’elle la fît demander, et quand la jeune adolescente sortait de chez elle, un soupir de soulagement lui échappait des lèvres, tellement l’atmosphère de la pièce où elle la recevait était glaciale. Ce fut donc sans empressement que le lendemain matin Isabelle, au retour du village où elle avait été prendre sa leçon sur le philosophes Grec ou de Latin qu'elle devait connaître sur le bout des doigts, enseigné par le curé de la paroisse, quitta sa chambre pour aller rendre une visite de courtoisie à sa grand-mère. On y accédait par une porte donnant sur une antichambre qui desservait également les pièces où Isabelle et son institutrice vivaient. Au-delà des lourds vantaux de chêne, on se retrouvait dans une grande salle sommairement meublée, mal éclairée par trois hautes fenêtres en forme de meurtrières : vestiges d’un passé révolu. Devant l’une d’elles s’agitaient les feuilles d’un marronnier plus que centenaire, et pendant un moment, Isabelle resta à contempler les jeux de lumière que les feuilles provoquaient sur les dalles de marbre patinées par l’usure du sol. Enfin, elle se força à frapper sur une des portes donnant dans la salle où se tenait sa grand-mère. Un battant s’ouvrit, laissant apparaître le doux visage d’Antoinette qui lui sourit, mais ne dit pas un mot, s’effaçant devant la jeune comtesse. Isabelle lui rendit son sourire et pénétra dans la pièce. Elle s’avança d’un pas léger sur le tapis d’Orient poussiéreux qui laissait voir sa trame. Deux fenêtres s’ouvraient dans les embrasures profondes des murs épais de la tour de château vieux où la comtesse avait pris ses quartiers depuis le mariage de son fils. Devant l’une des fenêtres, se trouvait la vieille comtesse enfoncée dans une vaste bergère. Près d’elle, sur une petite table ronde au pied central, séjournait une paire de lunettes, un tricot, quelques livres et la photo de son époux. Isabelle s’avança avec précaution pour ne pas faire sursauter sa grand-mère, car elle semblait, depuis quelques instants, s’être assoupit.

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  • Commentaires

    1
    Mardi 14 Mai à 10:26

    Bonjour

    je viens lire la suite des aventures de ton imagination, et c'est intéressant

    dans le chateau les mysteres rodent

     



    PS

    je vais arreter et supprimer mes deux blogs
    vers la fin mai

    j'ai créé un blog pour mes textes et poemes
    qui restera celui ci
    pour montrer mes creations textuelles
    et uniquement celles ci

    http://textes-et-poemes.eklablog.com/

    je passerai de temps en temps commenter les articles
    des blogs amis, je laisse le virtuel pour la vie reelle


      • Mardi 14 Mai à 11:55

        Bonjour Philippe,

        Comment vas-tu ? Alors je vais perdre un de mes meilleurs lecteurs avec Jo ?

        Vous êtes mes fidèles et meilleurs lecteur ? 

        Je te promets d'aller lire, lorsque j'aurais un peu de temps, tes œuvres et les commenter

        pour te signaler mon passage, et te donner mon avis sur tes œuvres

        comme tu le fais pour moi. Il est vrai que je ne passe plus nul part,

        car je n'ai pas beaucoup de temps vu que je suis tous les jours sur mon roman ;

        mais c'est promit, je passerai lire de temps en temps tes poèmes. Ghis.

        http://textes-et-poemes.eklablog.com/

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