• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -207-

      Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Renaud jugea aussitôt qu’il fallait, dès le lendemain, après avoir été chercher les bouteilles d’oxygène, aller en faire part à William. Enfin une piste se dessinait !

    Le crime paraît certain d’après cet aveu, mais il faudrait prouver l’identité de la meurtrière, ajouta-t-il. Or, en pleine nuit, elle a dû passer inaperçue... A moins que... Vous m’avez dit Isabelle, que votre vieux jardinier avait coutume de travailler quelques fois à son jardin, les soirs d’été, lors des nuits de pleine lune ?

    En effet.

    Il faudrait que j’aille l’interroger au plus tôt. Peut-être a-t-il vu passer cette femme dont parle votre tante, et pourra-t-il nous donner une indication susceptible de l’identifier.

    Oui, peut-être, dit Isabelle d’un air las.

    Elle demeura très absorbée, pendant le dîner, auquel personne ne toucha réellement. En se levant de table, elle fit un pas vers la chambre, puis, se ravisa et dit à Adélaïde :

    Je monte chez ma tante.

    Sa voix avait un léger tremblement. Adélaïde la suivit d’un regard anxieux que les larmes mouillaient.

    Ma pauvre petite chérie ! Murmura-t-elle. Quelles épreuves et quelles révélations en ces quelques jours !

    Elle gagne son bonheur à venir, dit pensivement Renaud.

    Dans la chambre de Victoria, la fenêtre était ouverte sur une nuit lourde, une nuit sans étoiles, que de lointains éclairs traversaient parfois. Une petite lampe posée sur une table, loin du lit, laissait celui-ci dans la pénombre. Le souffle court de sa tante guida Isabelle vers le lit où Victoria terminait sa vie douloureusement. Son cœur battait à coup précipités. Elle dit à mi-voix :

    Me voici ma tante.

    Isabelle ? Tu viens... quand même ?

    Les mots sortaient avec difficulté de la gorge oppressée où juste un léger filet d’air lui permettait de parler.

    Oui. Je n’ai aucun droit de vous juger, ma tante. Vous avez beaucoup souffert et c’est la seule raison dont je veuille me souvenir.

    Souffert... Affreusement.

    Des doigts brûlants se posèrent sur la main d’Isabelle. Un subtil raidissement de sa main alerta sa tante. Celle-ci eu subitement honte d’accepter que sa nièce daigne rester aupré d’elle.

    Pardonne-moi de t’avoir privé, plus tard, de cette vérité qu’enfant tu ne pouvais comprendre.

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