• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -204-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Isabelle et Renaud déjeunèrent le lendemain à Aïgue-blanche et y passèrent l’après-midi. Tacitement, les sujets douloureux auxquels tout le monde pensait furent bannis de la conversation. Sur la demande du jeune Anglais, William lui fit visiter le domaine auquel il avait apporté nombre d’améliorations. Les jeunes filles les accompagnaient. Les deux cousins s’intéressaient à ces questions : Ils aimaient le travail de tout ce qui concernait la terre, et l’élevage. Sur ce sujet, Isabelle n’était que peu initiée, mais elle comptait bien apprendre. Sa déclaration amena un furtif sourire sur le visage ténébreux de William. Vers la fin de l’après-midi, Renaud et elle regagnèrent Monteuroux. Tandis que le jeune homme rentrait sa voiture dans le garage, où la place ne manquait plus maintenant, Isabelle le précéda de très peu vers la vieille tour. Adélaïde l’accueillit par ces mots :

    Il paraît que le médecin ne donne pas d’espoir pour votre tante, mon enfant. Antoinette demande si vous pouvez aller chercher demain matin des ballons d’oxygène, à la ville la plus proche du village ou l’on peut trouver ce genre d’accessoire, car on en aura certainement besoin rapidement pour la soulager. Renaud proposa son aide, de façon à aller chercher les bouteilles d’oxygène le plus rapidement possible. Pour cette fin d’après-midi, malheureusement, il était trop tard.

    Je partirais dès six heures, de cette façon, Isabelle, vous serez disponible pour votre tante.

    Isabelle se confondit en remerciements, touchée de voir son cousin si prévenant s’investir autant envers elle afin de lui éviter encore de la fatigue.

    Pauvre tante ! Je ne puis rien faire pour elle afin de la soulager. Si elle acceptait, au moins, que j’aille lui rendre visite ?

    Dans sa chambre, Isabelle alla s’accouder à la fenêtre. Les premières grisailles d’une fin de journée Était morose. L’atmosphère avait un air d’automne, et ne comblaient pas son cœur empli de doute. Pourtant, cette douce après-midi à Aïgue-blanche avait un instant calmé ses angoisses sous le regard bienveillant, et gravement passionné de William. En même temps, ses idées tournaient dans sa tête. Elle pensait à celle qui se mourait, là-haut, solitaire, farouche, comme elle l’était depuis tant d’années. Elle se disait que jamais plus, elle n’entendrait la plainte déchirante du violon de sa tante Victoria, ses rêveries ardentes, ses gémissements où l’âme claustrée dans son orgueilleuse retraite exhalait un peu de son amère souffrance. Victoria de Rubens allait mourir. Paraîtrait-elle ainsi, devant son juge qu’elle ne connaissait plus depuis tant d’années, se demanda Isabelle ? Une porte s’ouvrit derrière la jeune comtesse. Adélaïde entra l’air soucieux pour lui faire part qu’Antoinette désirait lui parler.

    Bien, faites-la entrer, Adélie.

    Antoinette entra dans la salle à manger et lui tendit un rouleau de papier.

    Mademoiselle envoie cela à Mlle Isabelle pour qu’elle le lise tout de suite.

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