• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -201-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Si vous aviez assisté à la scène qu'il a faite devant moi, hier, à ma pauvre cousine, vous n’en douteriez guère, mon père. C’est Renaud et Adélaïde qui étaient présents lors de cette altercation houleuse. Peu de temps après, Renaud m’a mis au courant de l’état où Isabelle se trouvait, au fur et à mesure que l’affrontement montait en puissance. Je puis vous assurer que cela était une scène, d’après mon cousin, difficilement supportable ! En entendant les accusassions de son père, j'ai compris, que cet homme étai complètement sous le joug de sa femme et qu'il était devenu, sans le moindre doute, inconscient de son ignominie envers sa fille qui venait de risquer sa vie par deux fois en voulant sauver la mère et l’enfant. Isabelle en a été douloureusement frappée par le manque de confiance exprimé par son père, car elle me l’a dit.

    William serrait les points. Il dit entre ses dents :

    Il faudra bien pourtant qu'on la muselle, cette misérable femme ! Croyez-vous que je la laisserai ainsi salir la réputation d'Isabelle ? Ne pourrait-on fouiller dans son passé ? La mère d'Isabelle est morte dans des conditions qui nous semblent, à tous, bien improbables. Il y a des détails qui nous font penser à un meurtre. Nous pourrions découvrir des choses intéressantes qui se seraient passées bien avant son mariage avec le père d’Isabelle. Nous pourrions mettre à profit nos découvertes afin de l'obliger à reconnaître ses manigances contre Isabelle. Nous pourrions aussi, découvrir ce qu'il s'est vraiment passé concernant la mort de ma tante qui, pour moi, n'est pas un accident, ni un suicide. Après une longue réflexion, j'en suis persuadé ! Renaud déclara qu’il allait se mettre en rapport avec un ami de son père très à même, par ses relations, en cette occurrence, de leur être utile. Puis les jeunes gens prirent congé du prêtre et descendirent le chemin menant de l’église au village. Comme ils passaient devant la maison Émilie Granchette, vint à eux, la mine agitée.

    Monsieur William, qu’est-ce que je viens d’apprendre sur notre petite demoiselle ? C’est affreux et ce n’est pas possible ! Notre petite demoiselle, accusée d’avoir provoqué la mort d’un enfant et de sa mère ! Je ne peux croire à une telle chose !

    Affreux, oui, Émilie ! C'est son odieuse belle-mère qui est à la manœuvre. Démentez, Émilie, démentez de toutes vos forces et de tout votre cœur !

    Oh ! Monsieur n'a pas besoin de me le dire ! Du reste, personne n'y croit. Elle, tuer quelqu'un volontairement ! Bien sûr que c'est un drame de voir une jeune femme comme Mme la comtesse et un beau petit garçon comme Thierry périr ainsi, mais ce n'est pas une raison pour accuser une innocente ! Ah ! Tenez, voilà Berthe qui monte au cimetière ! J’étais au courant de bien des secrets, mais la discrétion était de mise au château sous peine de ne plus travailler pour le comte, et dans ce cas, nous étions obligés de quitter nos petite maisonnettes : qui sont toujours la propriété du comte Rudolph de Rubens. J’étais la seule personne à qui Mme se confiait.

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