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    Le mystère de l'étang-aux-ormes .Page -4-

    Perchée sur le plat rocheux de la falaise, le vieux château de Monteuroux s'accrochait à ses fondations bien ancrées dans le sol. Tout en exposant ses ruines, il s’élevait fièrement,  mais en ruine, surtout de ce côté-ci, faute d’entretien. Cependant, il tenait encore debout par endroit, se cramponnant à ses souvenir, si tant est que les objets aient une âme : ce que je veux croire.

    Sans soucis du danger, ni du vertige qu’elle ne craignait pas, ses jambes fines pendant le long de la falaise, ses pieds minces chaussés de ballerines usagées battait la roche. Assise sur l'appui à demi effondré d'une demi baie en arc de cercle donnant directement sur l'à-pic du bloc rocheux, Isabelle se penchait en avant, son attention retenue par une silhouette à cheval qu’elle connaissait bien. 

    Qui l'eût vue dans cette fâcheuse position, en aurait tremblé d'effroi. Pas la jeune comtesse, qui se pencha un peu plus, pour mieux voir le cavalier chevauchant en contre-bas sur le chemin, longeant la parois abrupte. Les événements susceptibles de se passer au dessus de sa tête, ne regardait pas ce jeune cavalier trop occupé à chevaucher tranquillement, apparemment satisfait de sa promenade. A un certain moment, il arriva au tournant du chemin caillouteux qui menait au château de Monteuroux, elle le perdit de vue. Ce vieux château plus que centenaire, jumelé avec un autre beaucoup plus récent et en très bon état, étaient depuis longtemps classé monument historique.

    Tout en contemplation devant le magnifique panorama qui s'offrait à elle, Isabelle revînt à sa réalité, se redressa prudemment pour ne pas risquer la chute, fit faire volte-face à son jeune corps souple et gracile, se souciant peu du précipice à qui, maintenant, elle tournait le dos. La jeune adolescente au visage d'un ovale parfait, se distinguait dans cette luminosité solaire éphémère. Son corps encore filiforme, nimbé d’une luminosité irréelle, se détachait dans ces ruines, formant un tableau que seul une fin d’après-midi d’été était capable de créer avant de diminuer d’intensité. La clarté que recherchaient les artistes peintres inspirés, disparaissait définitivement derrière un horizon indistinct, masqué par les bois et forêts entourant le village, et ce château jumelé que l’on apercevait de loin grâce au promontoire sur lequel ils avaient été édifié.

    Depuis longtemps, ce lieu était abandonné, envahi par une végétation désordonnée, dissimulant des abords dangereux insoupçonnés. Isabelle n'avait pas cette appréhension à l’approche du précipice qu’elle devinait sous les épais buissons épineux, sur lesquels fleurissaient de jolies fleurs d'églantine. Comme je l’ai stipulé un peu plus haut, les murs de l’ancien château bien implanté dans la roche, étaient  plus que délabrés par endroit : mais il refusait de ne plus exister.

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 7 Avril à 17:05

    Coucou Ghis

    Merci de ta visite discrète sur ma page ! c'est gentil !

    J'aime bcp ton style... Peut être devrais-tu aérer ton texte avec des retours à la ligne : il serait plus lisible et moins fatiguant pour les yeux ? 

    A bientôt !

    Bises

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    Samedi 20 Avril à 13:52

    Merci pour ton conseil, Luciole ; mais voila :

    je ne connais pas trop la manière de me servir de mon traitement de texte

    qui n'en fait qu'à sa tête. Je mets des interlignes de 1,5,

    et lorsque je transfère le texte sur mon blog, les interlignes se resserrent

    sans que je n'y puisse rien changer. C'est bien dommage !

    Je ne demanderais pas mieux d'espacer les lignes...

    Merci quand même pour ta visite.

    Je te souhaite un très bon week-end de Pâques !

    Amicalement, Ghislaine.

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