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    Ne pensez plus à cela, Isabelle. 

    Mais je ne peux faire autrement mon cher Renaud ! Il faudra du temps pour oublier...

    Renaud se voulu rassurant en posant la main sur son épaule.

    Venez. Ce lieu vous rappelle trop de choses pénibles. Il est, d’ailleurs, par lui-même, fort mélancolique, et l’attrait qu’il a dû inspirer à ma pauvre tante ne devait pas agir d’une manière favorable sur son moral déjà éprouvé par ses désillusions conjugales.

    Comme ils s’engageaient dans l’allée du parc, ils virent venir à eux William et Juliette. Quand Isabelle lui tendit la main, il y appuya ses lèvres, puis la conserva dans les siennes, tandis qu’il s’informait de sa santé. Tous deux à cet instant, sans une parole, les yeux dans les yeux, se firent l’aveu de leur amour trop longtemps contenu en leur cœur. Les quatre jeunes gens reprirent le chemin de la vieille tour. Juliette donnait le bras à son amie. Derrière eux venait Renaud et William. Quand ils passèrent devant le logis du jardinier, le vieil Adrien qui fumait devant sa porte, grommela une vague formule de salutation.

     Ça va, Adrien ? Demanda William.

    Doucement Mr le comte.

    Un vieil original, dit William quand ils l’eurent dépassé. Bon serviteur, mais de nature un peu sournoise, et peu enclin aux bavardages.

    Ils firent quelques pas en silence. Juliette parlait avec animation, sans doute pour distraire Isabelle. Renaud dit en baissant la voix :

    N’a-t-on jamais attribué la mort de ma tante à autre chose qu’un accident ? N’a-t-on jamais eu l’idée qu’elle aurait pu être poussé par quelqu’un ?

    Mais non ! Pourquoi ? Supposeriez-vous ?

    J’ai constaté que, d’après la distance de la berge jusqu’aux nénuphars, qu’il était impossible, surtout la nuit, qu’elle puisse cueillir ces fleurs aquatiques. Isabelle qui venait souvent sur ces berges avait, elle-même, fais l’essai : Elle avait pris la barque pour arriver jusque ces fleurs, alors qu’elle n’avait que quinze ans, mais sans y trouver une réponse qui puisse la satisfaire. Néanmoins, sans vouloir pousser plus loin sa pensée, elle me dit qu’elle était sûr que sa mère avait été victime d’un acte malveillant, et que sa belle-mère y était forcément pour quelque chose : un meurtre. Il ne faut pas se voiler la face ! A y réfléchir plus avant, je viens d’en venir à la même conclusion qu’Isabelle, ce qui changerait complètement la direction que pourrait prendre cette affaire. Ne pensez-vous pas ?

    Oui, vous avez raison, dit William après un court instant de réflexion. De plus notre tante était profondément croyante. Mettre fin à ces jours ? Non : décidément, le suicide est inenvisageable.

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