• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -195-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    William et son hôte, passant sous la voûte, gagnèrent le parterre situé devant l’autre façade. Ils avaient allumé une cigarette, mais elle demeurait entre leurs doigts et elles s’éteignirent bientôt comme le remarqua André de la fenêtre du salon. Ils causèrent un long moment et quand tous deux rentrèrent, la physionomie soucieuse de William, un pli au front, et une lueur inaccoutumée dans son regard, ne purent passer inaperçus pour André et Juliette. Chacun, de leur côté, songeait :

    — Que peut-il bien y avoir encore ?

    Sans se soucier de ce pouvaient bien penser Juliette et André, les deux homme s'éloignèrent pour discuter de ce qui venaient d'arriver. Renaud tînt à s'informer de l'infortune de sa cousine depuis son retour à Monteuroux et de la vie de William avec sa femme Ludivine. William ne se fit pas prier pour raconter ce que sa femme leurs faisait endurer.

    — Isabelle la remettait à sa place, j’en faisais autant ; mais rien ne semblait l’atteindre. Elle reprenait son air doucereux pour m’amadouer. C’était insupportable ! Mme de Rubens a été informé par sa fille de la façon la plus tendancieuse, et la plus perfide, de l’attirance que nous ressentions l’un pour l’autre, sans, pour autant, déroger à notre devoir de ne rien laisser paraître. Ses allusions sur notre amitié qui, pour elle, était douteuse, devenaient insupportables. Quant à moi... mon unions avec Ludivine n'était qu'un simulacre de mariage... Elle préférait vivre avec sa mère et son beau-père à Paris, rompant ainsi ses vœux de mariage. Elle ne daignait vivre à Aigue-blanche que quelques semaines par an. Nous n'avions pas de vie commune... Au début de nos fiançailles, elle disait m'aimer. Sous la pression de ma mère, de la sienne et de son beau-père, je cédais. Je ne connaissais rien aux jeux amoureux. Ne l'ai-je pas aimé comme il le fallait ? Je ne sais. De son côté, elle désirait un amour platonique. La naissance de notre fils fut une erreur. De se voir déformer par la grossesse la gênait, et elle ne voulu plus avoir d'enfant... Cne fut pas un mariage heureux...non, vraiment...

    D’un commun accord, les deux jeunes gens avaient reconnu que la situation pourrait devenir dangereuse pour Isabelle. 

    Renaud rapporta à sa cousine la conversation qu’il avait eu avec William. Omettant les confidences amoureuses qu’il lui avait confié. Pour ce qu’il en était de la haine que lui portait sa belle-mère, Renaud avait  comprit que celle-ci désirait sa perte par tous les moyens possibles à sa porté.  Elle ne s'en était pas caché devant son beau-fils, lors de leur confrontation orageuse le jour de l’accident. 

    195 

     

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