• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -190-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Ton insolence ne te mènera à rien ! On ne parle pas à son père de cette manière, car je suis encore ton père, que ça te plaise ou non !

    Lequel s’est éloigné de l’autre le premier... Père ?! Si je puis encore vous appeler ainsi : ce qui m’est très difficile, à présent que je sais ce que vous pensez de votre fille !

    A bout de fatigue nerveuse alors que cette discussion s’éternisait, Isabelle apostropha de nouveau Mr de Rubens :

    Et puis, en voilà assez ! Sortez de mes appartements ! Je ne veux plus vous voir, jamais ! Je ne vous rendrai plus aucun compte concernant l’accident de votre petit fils et de votre belle-fille ! Dites bien à votre femme qu’elle fasse attention à ce que ses accusations ne se retournent pas contre elle ! Je sais des faits qui pourraient lui nuire gravement si elle n’arrête pas ses calomnies ! Ce sont les dernières méchancetés qu’elle me fait ! Dites-lui bien que j’aie de quoi me défendre contre ses attaques malfaisantes ! Elle a fait assassiner ma pauvre mère afin de prendre sa place et vous ! Fit-elle, en le désignant de son index. Vous n’êtes que son pantin !

    Sur celle envolée accusatrice, Isabelle, aidée et soutenue par Adélaïde, quitta la pièce qui servait de salle à manger, pour aller se calmer dans sa chambre.

    Le comte en venant de prendre les reproches de sa fille en pleine figure et avec autant de virulence, ne chercha pas à relever les propos de celle-ci :

    Il savait très bien qu’il était fautif. Subitement moins grand, plus fatigué, moins sûr de lui, ne sachant plus quelle contenance prendre, il se leva et dit avec colère en s’adressant à Renaud :

    Pourquoi n’avez-vous pas eu la décence de vous retirer de façon à ce que cette histoire reste entre ma fille et moi ? En aucune manière cela ne vous regardait !

    Renaud finit de mettre le comte à terre :

    Bien au contraire, mon oncle. Je suis arrivé au bon moment. Je connais votre fille mieux que vous. Vous obéissez en ce moment à des suggestions que je ne peux qualifier, de peur d’aller trop loin dans ce que j’aurais à vous dire. Laissons là, pour l’instant, cette pénible discussion. Vous en seriez surpris de toutes les choses que je connais sur la comtesse de Rubens, sa fille et vous-même.

    Que savez-vous de cela ? Isabelle a toujours été un être intraitable, systématiquement hostile à sa belle-mère, comme à ma belle-fille...

    Dites-vous bien qu’elle avait ses raisons toute jeune fille qu’elle était. Elle vous avait percé à jour, ainsi que votre femme… Après six années, elle revient à Monteuroux et recommencent les mêmes suspicions, le mauvais esprit de ces deux femmes qui se sont acharnées sur elle jusqu’à l’accident.

    Vous ne croyez pas que cela fait un peu beaucoup ? Vous êtes aveugle mon oncle, et complètement sous l’influence de votre femme.

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