• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -189-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Je ne me laisserai pas faire ! Vous pouvez le lui dire ! C’est une manipulatrice ! Je n’ai jamais été dupe de son hypocrisie, sa malveillance, sa cupidité, son égoïsme et son orgueil ! Le plus grave, c’est que le pauvre petit Thierry a laissé sa vie dans un étang par sa faute, et par voie de conséquence, celle de sa mère qui ne savait que céder à tous ses caprices. Dans d’autres mains, cet enfant était encore malléable, mais avec Ludivine qui était tout aussi perfide que sa mère : entre ces deux femmes, il était perdu ! Cet enfant baignait dans une atmosphère constante de délation, de mensonge et de méchanceté gratuite sous des dehors doucereux que savaient entretenir ces deux diablesses ! Il ne pouvait en être autrement pour ce petit être innocent : copie conforme de la mère ainsi que de la fille !

    Vas-tu te taire ! Je ne veux plus un mot de ta part ! Tu dois le respect à ces deux êtres trop tôt disparus, et je t’ordonne de baisser le ton ! Quant aux soupçons qui pèse sur toi, je te prie de ne pas les retourner contre ma femme ! C’est toi qui est en cause pour le moment !

    Isabelle explosait littéralement de fureur. Personne, la connaissant comme Adélaïde qui l’avait élevé depuis l’âge de ses cinq ans la connaissait, jamais elle ne l’avait cru aussi combative, et capable d’une telle rébellion envers le comte.

    Ne vous avisez pas de me rendre responsable de cet accident qui est très regrettable, mais, qui est, néanmoins, un accident ! Encore une fois, sachez que je n’y suis pour rien ! Vous êtes un faible devant elle ! Un pantin ! Je ne vous envie pas !

    Je me demande même si je puis encore vous appeler père, car de l’amour pour vous, je n’en ai plus depuis longtemps !

    Le comte vexé d’avoir été mis à nu pas sa propre fille, bouillant d’une colère intérieure, mais ne voulant pas perdre sa superbe devant autrui, voulu faire taire Isabelle encore une fois :

    Il suffit ! Je te déshérite !

    Mais que voulez-vous que je veuille de vous ! Vos dettes ? Dans ce cas, je refuserais l’héritage, s’il y avait quelque chose à attendre de votre décès ! Je n’attends rien de vous, et n’ai jamais rien attendu de votre part depuis longtemps ! Vous n’avez même pas su garder Monteuroux puisque vous allez le vendre faute d’argent pour l’entretenir ! Il ne vous restait que ce château comme preuve de votre appartenance à la noblesse dont vous étiez si fier, et même cela, vous êtes en train de le perdre ! Quant à votre dignité, je me demande ce que votre femme en a fait ? Les biens de Mme la comtesse ne m’ont jamais intéressé et vous le savez ! Enfant, je voulais votre amour, mais vous n’avez pas su me le donner. Vous me l’avez refusé au profit de deux étrangères qui ne sont pas de votre ligné. Je suis la seule à porter le patronyme de comtesse Isabelle de Rubens, et vous venez de me perdre en plus de votre honneur et votre château !

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