• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -189-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Vraiment, père, au contact de cette machiavélique personne qu’est votre femme, vous êtes tombé bien bas !

    Je te défend de me juger !

    Vous n’avez rien à me défendre ! Vous êtes, en ce moment même, bien en train de me juger ! Vous êtes un être déplorable et je ne peux pas dire que ce soit un honneur de vous avoir comme père, vu le comportement que vous avez eu toutes ces années envers moi ? Je vous pose la question concernant vos manquements. Vous sentez-vous à votre aise devant ma personne en ce moment ?

    Je ne te permet pas ! Je t’interdis de me parler ainsi !

    Vous n’avez rien à m’interdire ! Je ne vous dois rien à présent ! Je ne suis plus sous votre tutelle et encore moins obligée de faire des courbettes à votre femme, ce que je n’ai, d’ailleurs, jamais fais !

    Que penseriez-vous si moi, je vous disais que je vous soupçonne d’avoir trompé ma chère mère lors de son vivant, d’avoir eu de la complaisance envers Édith d’Argenson qui, sans que vous vous en doutiez, aurait perpétré l’assassinat de votre femme, ma mère, la vraie et seule comtesse de Rubens que vous disiez tant aimer, pour devenir votre seule femme, et ainsi, obtenir le patronyme de comtesse de Rubens qu’elle convoitait bien plus que votre amour, ne vous en déplaise !

    Le compte, furieux, hurla sur Isabelle :

    Que veux-tu insinuer ? Tu n’as pas à savoir !

    Oh ! Mais, si ! Je veux tout savoir, et j’ose vous demander des comptes ! Ne mentez pas ! Je sais très bien de quoi je parle ! J'ai eu tout mon temps pour me renseigner sur elle !

    Mais, vas-tu te taire !

    Isabelle ne s'arrêta plus, et le son de sa voix domina celle de son père :

    Me taire ? A non ! Jamais ! Ce temps-là est révolu ! Que pensez-vous de mes accusations, père ? Gâcher ma vie serait une satisfaction suprême pour elle ! Pensez -donc ! l’occasion est trop belle pour ne pas qu’elle s'en saisisse !

    Jamais Isabelle n’avait osé aller aussi loin en parlant à son père. Elle était hors d’elle. Adélaïde intervint pour la calmer, de peur que la jeune fille ne fasse un nouveau malaise.

    Ma chère petite... Isabelle, vous allez vous faire du mal ! Dit la voix effrayée de sa marraine et amie.

    Oui, Isabelle, c’en est assez ! Intervint Renaud d’un ton de ferme autorité.

    Quittant son siège, il posa sa main sur l’épaule toute tremblante de sa cousine.

    A présent, retirez-vous dans votre chambre, et calmez-vous, chère Isabelle.Vous aurez toujours près de vous des amis pour vous défendre et vous soutenir contre d’aussi odieuses calomnies.

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