• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -186-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Le comte, exaspéré par le ton de sa fille, et ne voulant pas perdre la face devant le cousin d’Isabelle, s’énerva :

    Il suffit ! Nous savons que tu n’aimes pas ta belle-mère depuis que, pour toi, elle a pris la place de ta mère.

    Et pour cause ! Répliqua Isabelle. Elle me le rend bien ! Mais de là, à penser que je sois capable de tuer ! Ne trouvez-vous pas que vous allez un peu trop loin ? Pensez-vous que je sois capable de tuer ?

    Isabelle jetait ces mots dans un cri d'indignation auquel fit écho le cri d’horreur d'Adélaïde.

    Si votre nouvelle femme m’avait traité comme une enfant de cinq ans, qu’elle avait vraiment chercher à m’aimer au lieu de m’évincer de vos vies, comme elle l’a si bien fait en me dévalorisant à vos yeux, comme aux yeux de notre proche famille qui avait toujours aimé maman, je me serais peut-être habituée à elle et pu accepter cet amour si elle s’était conduite comme une mère ?! C’est surtout de vôtre affection dont j’avais le plus besoin, enfant ! Vous me l’avez refusé ! Quant à votre nouvelle femme, elle a préféré jouer la comédie auprès de vous afin de vous montrer combien elle désirait mon attachement, alors qu’il n’y avait rien de vrai dans ce qu’elle voulait vous faire croire. Un enfant sent ces choses-là très tôt ! Vous m’avez délaissé au profit de votre nouvelle femme, sans vous soucier de mon amour pour vous, alors que je venais de perdre ma chère mère ! Vous m’avez abandonné à Adélaïde avec un minimum d’argent pour mon entretient, sans vous inquiétez si elle avait assez pour m’élever, si bien que lorsqu’il en manquait, elle prenait sur sa maigre rente lui venant de son frère.

    Lorsque je fus plus grande, la pension que vous donniez à Adélaïde pour mes besoins quotidiens, n’a pas augmenté pour autant ! Adélaïde m’a pris sous son aile, attendant aucune aide de votre part ! Ensuite, lorsque j’ai eu quinze ans, vous m’avez envoyé chez mon oncle à ses frais pendant six ans. Vous ne vous sentez pas un peu gêné d’avoir profité du frère de ma mère et d’Adélaïde qui se sont occupés de moi avec bienveillance tandis que votre vie était ailleurs ?! Vous vous êtes attaché à votre belle-fille, et vous vous êtes laissé manipuler par cette femme qui à fait loi sur votre volonté, et votre jugement. Toutes ces années sans vous voir, ou presque, m’ont fait beaucoup souffrir. Il y a longtemps que je vous ai perdu... J’ai manqué de tout ce qu’une enfant est en droit d’attendre de son père, d’autant plus qu’il ne me restait que vous ! Vous avez failli à votre devoir envers moi ! Je me suis construite pratiquement seule grâce à Adélaïde, et à Mr le l’abbé Forges ! Vous avez oublié que vous aviez une fille de votre propre sang à aimer ! Votre rôle était de me prendre avec vous, et non pas de me laisser végéter seule, noyée dans le chagrin d’une enfant qui venait de perdre sa mère ! Pourquoi m’avoir sciemment caché son accident, préférant me laisser dans l’ignorance.

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