• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -181-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

     Il avait disparu dans les profondeurs de l’étang.

    Isabelle a fait tout ce qu’elle a pu pour le retrouver, à force de chercher, l’épuisement l’a gagné, il lui restait tout juste un peu de force pour remonter sur la berge et courir jusqu’à la vieille tour, m’appeler afin que l’on fasse prévenir Mr le comte de l’accident et de la disparition du petit Thierry.

    Ma femme s’agrippant à elle, Isabelle aurait pu très bien ne pas en revenir de cet étang...

    Évidemment car Ludivine, en s’agrippant à ma petite Isabelle, a failli paralyser ses mouvements.

    Si la congestion ne l’avait pas saisie à ce moment précis, il y aurait eu certainement une troisième victime.

    Une troisième victime...

    La vieille demoiselle frissonna à cette évocation.

    Une troisième victime... Isabelle, redit lentement William dont les lèvres tremblaient. Isabelle que… Il s’interrompit. Non, il était inutile d’inquiéter cette pauvre femme en lui apprenant l’odieuse manœuvre de cette Édith d'Argenson pour nuire à sa belle-fille.

    Ce terrible accident lui a provoqué une forte commotion nerveuse, reprit Adélaïde. Elle n’était déjà pas bien ces derniers temps. Elle avait certainement quelques soucis dont elle ne voulait pas m’en confier la teneur. J'étais inquiète, mais il n'y avait rien à faire pour l’obligée à me révéler ce qui n’allait pas. J'aurais pu l’aider à se libérer de ce poids qui lui pesait, mais elle s’était enfermée dans un mutisme que je ne lui connaissais pas. Elle m’a annoncé que nous allions partir dans une quinzaine de jours, je crois, pour aller en Bretagne.

    Elle voulait partir d’ici ? Répéta William.

    Cela vous étonne aussi ? Elle était un peu bizarre, un peu nerveuse, depuis quelques jours. C’est à la suite d’un entretien avec son père qui est venu la trouver ici, qu'elle a pris cette décision tout à fait imprévue.

    Ah ! C'est à la suite de ça ? William pensa : encore quelque méchanceté de cette affreuse mégère.

    Enfin, conclut Adélaïde, je suis bien contente que Mr de Montégu arrive demain, car cela lui changera peut-être les idées.

    Il arrive demain ? Je serais heureux de faire sa connaissance.

    Renaud de Montégu, le cousin dont Isabelle vantait la droiture, l’esprit réfléchi, la subtile intelligence... Celui-là aussi pourrait être un défenseur.

    Juliette parut à ce moment, sortant de la chambre d’Isabelle. En refermant la porte très doucement, elle dit à mi-voix :

    Elle dort. Je reviendrai demain matin. Je la trouve vraiment mieux.

    Oui, mais quelle peur j’ai eu, quand elle est tombée là, en haut de marches hier !

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