• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -18-

    Chapitre 2

    Les de Rubens étaient d’origine Polonaise. Peu après le mariage de Marie-Caroline de Saxe,  fille de Charles-Auguste de Saxe, avec Maximilien Joseph, un écuyer de ce prince. Marie-Louise, la fille unique de Charles-Henry, comte de Normandie, seigneur de Monteuroux, avait épousé un de ses fils cadets : Charles-Aleksander de Rubens qui avait reçu en héritage ce domaine, et fait naître une nouvelle souche d’une des branches qui devait se perpétuer dans le comté. Les autres fils fondèrent des familles en Pologne. De ceux-là, il ne subsistait plus aujourd’hui que le comte William de Rubens-Gortzinski dont le grand-père avait été tué en Orient en 1883. Sa mère, Marie-Catherine de Rubens, pratiquement ruinée, était revenue en Normandie où les de Rubens avaient encore un grand manoir et de nombreuses terres. Marie-Catherine, encore jeune, avait décidé de refaire sa vie, et d’exploiter les terres du domaine en friche depuis trop longtemps, avec ce qu’il restait de la fortune que lui avait légué son père, puisqu’elle était sa seule héritière.

    Cette Marie-Catherine de Rubens était une jolie femme, et durant une escale à Paris, elle avait fait la connaissance d’un certain baron de Beau-levant qu’elle avait fini par épouser en secondes noces. Ce charmant baron qui n'avait que l'apparence de charmant, ne l’avait guère aidé pour relever le vaste domaine constitué de champs cultivables traversés par un ruisseau, de près, et de grandes parcelles d’arbres fruitiers à l’abandon. La comtesse devenue Marie-Catherine de Beau-levant comptait remettre en état tout le domaine. La vie mondaine ne l’intéressait guère. Par contre, Joseph de Beau-levant était un bel homme avenant, fort séduisant, mais d’un caractère égoïste et outrancier dans ses dépenses qu’il s’était bien gardé d’étaler au grand jour. Il avait une fortune très confortable lors de son mariage avec cette encore jeune comtesse, cependant, il aimait la grande vie, le jeu et les femmes. Ses propres biens fondaient comme neige au soleil. Très endetté, il cachait bien son jeu, et Marie-Catherine croyait à ses mensonges concernant sa dite fortune tout en ayant un doute qui grandissait au fur et à mesure que les années passaient. Elle regrettait déjà ce mariage qui ne lui apportait que des déceptions. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque deux ans après son mariage, à la mort du beau baron, elle s’était retrouvée à rembourser les dettes de jeux de son flambeur de mari. L’homme avait bien profité de la crédulité de sa femme. Le train de vie de celui-ci n’avait guère arrangé ses finances. Une fois les dettes épongées par ses propres deniers, il lui restait juste assez de liquidité pour engager des hommes vigoureux à son service afin de mettre en œuvre la remise en état des terres, de s’occuper des pommiers encore aptes à produire, abattre ceux qui ne donneraient plus de fruits parce que trop vieux, en planter d’autres, et rendre les terrains du Manoir d’Aiguë-blanche des de Rubens, de nouveau habitable. Depuis qu’il n’avait pas été habité, il y avait du travail ! Ce ne fut pas facile pour une femme seule de commander tout son monde ; mais elle était courageuse.

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  • Commentaires

    1
    Mardi 16 Avril à 11:04

    Bonjour

    un peu d'histoire de la famille de ton roman, belle imagination,on vit l'histoire avec le slignes qui se lisent

    t'es tu servie de réels personnages dont tu as changé quelque peu l'histoire ou tout est inventé ?

      • Mardi 16 Avril à 12:36

        Bonjour Philippe, 

        Si tu lis dans accueil ou présentation,

        tu vas comprendre pourquoi j'ai écris cette histoire...

        Il y a un peu d'histoire de mes  de mes ancêtres,

        Un événement surnaturel qui est arrivé dans ma vie,

        et qui m'a poussé à entreprendre ce roman.

        Vas lire et tu vas comprendre. Amicalement, Ghis.

    2
    Vendredi 19 Avril à 11:18

    Bonjour

    je reviens sur la dernière page lue, pas trop de temps a lire, ce matin je vais sur tous les blogs amis pour souhaiter Paques et il y en a ah ah ah..........ce sera la semaine prochaine pour continuer eh eh eh

     

    je comprends un peu mieux, j'avais pas lu l'intro, je me suis plongé direct dans le roman (pardon)

    j’aime aussi le paranormal et je crois aux fantomes et esprits invisibles autour de nous

     

    je te souhaite un bon et beau weekend

    joyeuses Paques

    et du soleil, du soleil, du soleil ces jours ci, il est là mais qu'il reste encore bien un moment

      • Vendredi 19 Avril à 13:37

        Tu as tout ton temps cher Philippe !

        Joyeuses pâques à toi aussi ! Je te souhaite un très bon week-end mon ami !

        à bientôt... Amicalement, Ghis.

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