• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -179-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34- 

    Vous m’avez convaincu également, vous l’avez séparé de son père et aujourd’hui, vous l’accusez d’être une meurtrière ! Mais vous êtes une vipère ! Vous n’avez aucune conscience ! Vous êtes la méchanceté personnifiée ! La mesure est vraiment comble, cette fois ! Allez-vous-en ! Je ne vous permets pas de calomnier ma cousine ! Allez plutôt pleurer votre fille et votre petit fils qui étaient, tous deux, à votre exacte ressemblance !

    Édith se dégagea, en toisant son gendre avec une froide insolence. Et William de lui lancer :

    Votre simulacre de pleurs sans larme ne m’émeut nullement ! Sortez !

    En croisant brusquement les bras sur sa poitrine, William considérait sa belle-mère avec dédain, ne pouvant s’empêcher de lui jeter au visage une menace lourde de conséquence pour elle :

    Vous payer très cher votre méchanceté ma chère, et ce n’est pas finit ! Je n’ai jamais aimé être votre gendre, pas plus que je n’ai aimé votre fille : exacte réplique de vous-même ! Je ne sais pas ce que vous pourriez encore inventer sur Isabelle sans aucune preuve ! Mais je vous ai à l’œil ! Prenez garde que toutes vos accusations ne se retournent contre vous !

    Blessée dans son orgueil, la d’Argenson répliqua :

    Que vous me croyez… ou non, je n'en garde pas moins mon opinion, et je vous dis ceci, William : ne comptez pas épouser Isabelle, jamais, car je ne laisserais pas faire un pareil mariage, qui serait une injure à ma Ludivine.

    Je me demande bien comment vous allez vous y prendre pour empêcher cette union qui se fera un jour ou l’autre et sans votre consentement ! Ne vous en prenez plus à la vraie comtesse de Rubens si non, vous en subirez les représailles ! Vous n'êtes qu'une imposture !

    Là-dessus, Édith, beaucoup plus atteinte dans son égo qu’elle ne voulait le laisser paraître, passa devant son gendre avec cet air hautain qu’il lui connaissait bien, et entra dans la chambre mortuaire.

    William quitta le salon et descendit rapidement les marches d’escalier pour gagner la galerie qui menait à la vieille tour. Il n’avait même pas l’idée de parler à Mr de Rubens au sujet de l’inconcevable accusation portée par cette femme sans aucune moralité contre Isabelle. De longue date il savait que le comte n’était qu’un pantin entre les mains de sa femme. Cependant, il fallait qu’Isabelle fût défendue contre sa haineuse, et perfide belle-mère qui était aussi la sienne. Il était dégoûté par cette férocité cachée qu’avait toujours eu la d'Argenson : deuxième femme du comte, pour Isabelle qui avait compris depuis longtemps sa fausseté, et ses manigances, afin d’arriver à ses fins. Il fallait qu’il se débarrasse de cette colère non constructive qu’il avait contre cette machiavélique manipulatrice. En quittant Monteuroux, il irait rendre visite à l’abbé Forges, et tous deux conviendraient de la conduite à tenir.

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