• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -175-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Ludivine fulminait intérieurement de ne pas avoir réussit à faire complètement céder Isabelle à ce qu’elle lui avait demandé.

    Je veux les fleurs, maman !

    Elles sont bien trop loin maintenant, mon petit chéri. Isabelle ne veut pas te cueillir une de ces fleurs pour te l’offrir. Nous rentrons. En attendant, sois sage, veux-tu ?

    Le canot avait frôlé rapidement le jardin flottant, afin d’en finir avec le caprice de Thierry. Isabelle Ancrée dans son refus de continuer cette discussion avec Ludivine, avait fait abstraction de l’enfant qui n’écoutait rien, et qui tendait toujours ses deux petites mains vers les nénuphars en répétant :

    Les fleurs ! Je veux les fleurs !

    Sois sage Thierry. Une prochaine fois.

    N’obtenant pas ce qu’il voulait, l’enfant se leva et se pencha dangereusement sans que sa mère ait eu le temps de réagir, Thierry, debout dans la barque, se pencha encore plus, et son mouvement fut si rapide, qu’il bascula. Sa mère étendit les bras pour le saisir, et fit s’incliner un peu plus la barque, ce qui la précipita, à son tour, à l’eau. Isabelle poussa un grand cri, se leva brusquement et plongea dans l’étang. Elle réussit à saisir un bout de la robe de Ludivine, et presque aussitôt celle-ci s’agrippa à elle. Une fraction de seconde, Isabelle cru qu’elles allaient couler toutes les deux. heureusement, Ludivine, perdit soudainement connaissance. Lui saisissant le bras, Isabelle, excellente nageuse, réussit à gagner la berge où déjà le jeune jardinier accourait. Il avait entendu ses appels au secours d’Isabelle. Il saisit Ludivine, la hissa sur l’herbe. Isabelle lui cria :

    Je n’ai pas le temps de la ranimer. Je vais chercher l’enfant !

    Elle plongea de nouveau à l’endroit exact où Thierry avait disparu, mais le petit corps avait déjà coulé. Elle prolongea ses recherches au milieu des nénuphars dont les longues racines enchevêtrées gênaient ses mouvements. Malgré ses efforts, il lui fut impossible de le retrouver : le font de l’étang étant envasé, ce qui diminuait considérablement la visibilité. Elle dû regagner la rive sans lui, et se mit à courir autant que le lui permettaient ses jambes, encombrées par ses vêtements lourds et ruisselants. Dans l’escalier de la vieille tour, elle appela Adélaïde qui n’entendit pas tout de suite. Interrompant ses cris d’effroi, elle hurla :

    Au secours ! Dominique, Angèle ! Allez vite dire à mon père que je n’ai pas pu sauver le petit Thierry qui est resté dans l’étang.

    Adélaïde accouru enfin, effrayée par les hurlements d’Isabelle.

    Oh ! Mon Dieu ! Mais dans quel état êtes-vous !

    Ayant eut le temps de gravir les dernières marches, Isabelle s’affaissa inanimée.

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