• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -172-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Je n’ai pas le temps, et puis, je n’en ai pas envie. Je veux avoir fait une esquisse avant que la lumière du soleil n’ait quitté l’étang et que l’orage n’éclate.

    Vous n’êtes guère compréhensive, ma chère… Thierry à envie de se promener sur l’eau. Ne pouvez-vous lui faire ce plaisir ? Nous attendrons que vous soyez disponible… n’est-ce pas, Thierry ?

    Ne voyez-vous pas que vous me dérangez, et vous le savez très bien ! Dit Isabelle en regardant, sans complaisance Ludivine qui ne fit aucun cas de la contrariété se lisant sur le visage de Isabelle, et elle ajouta :

    Allons-nous asseoir dans le pavillon en vous attendant…

    Toujours cette sournoise ténacité pour arriver à ses fins. C’était de cette manière qu’autrefois elle avait réussi à obtenir ce qu’elle désirait de William… Isabelle, secrètement exaspérée par ce gamin plus que gâté qui, déjà, à son âge, exigeait qu’on lui cédât, dans l’heure, ses caprices. Isabelle pensa : autant que je me débarrasse tout de suite de cette corvée. Peut-être que cette diablesse me laissera tranquille ? Ludivine tenait à faire ce tour en barque avec son fils. Isabelle voyait bien qu’elle ne comptait pas en abandonner l’idée, et qu’elle se faisait une joie de la faire céder.

    Isabelle lança sèchement :

    Puisque vous y tenez tant, venez... Mais cinq minutes seulement.

    Cinq minutes de plaisir pour mon fils, c’est cela. Thierry a été très sage, aujourd’hui, et je lui ai promis de lui accorder ce qu’il demanderait.

    Promesse dangereuse à l’égard d’un si jeune enfant. S’il vous demandait la lune ou les étoiles...

    Et bien ! Je tâcherais de les lui donner. C’est bien assez que son père le traite aussi sévèrement ! Je veux, moi le rendre heureux.

    Ce n’est pas rendre heureux un enfant que de tout lui céder, Ludivine.

    Que pouvez-vous savoir, ma chère Isabelle, de comment il faut s’y prendre pour élever un enfant ? Dit Ludivine, sur un ton qui se voulait supérieur à elle.

    Isabelle ne sachant pas ce que l’on pouvait ressentir en devenant mère, ne su que répondre. Elle éluda la remarque de Ludivine et se contenta de hausser les épaules. Celle-ci ajouta avec un sourire malicieux, pour faire bon poids dans les allusions malveillantes qu’elle lui distillait au fur et à mesure qu’elle parlait.

    C’est vraiment très dommage que vous ne désiriez pas accepter le parti que père vous a proposé. Vous n’aurez jamais le bonheur de savoir ce que c’est qu’être mère.

    Isabelle leva pour la seconde fois les épaules, tout en pensant : sottise, sottise !

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  • Commentaires

    1
    Jo
    Samedi 4 Mai à 17:40

    Hello Nicole

    Une belle tranche de vie, bravo.

    Le récit s'étoffe de plus en plus.

    Gros bisous

    Jo

      • Dimanche 5 Mai à 14:05

        Bonjour mon cher Jo,

        Bien que j'aime beaucoup Nicole, tu t'es mélangé les pinceaux LOL !

        Allons mon cher ami ! Je suis Ghis. HI!HI!HI!

        MDR !

        Merci quand même pour ton avis que j'apprécie beaucoup et tu le sais.

        Passe un très bon dimanche cher Jo ! Ton amie de longue date.

        Gros bisous à notre chère Nicole. N.GHIS.

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