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     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    D’ailleurs, elles n’ont plus que peu de temps à demeurer ici, pour l'une comme pour l'autre, puisque le château va être vendu. Que va faire de plus Ludivine en restant à Monteuroux ou à Aigue-blanche, sinon nous harceler avec ses caprices et ses réflexions alambiquées. La simplicité n'est pas une de ses qualités. Espérons simplement que bientôt, elle ne sera plus là puisqu'elle n'accepte pas de vivre aupré de vous.

    Cette phrase, annonciatrice d’un quelconque départ prévu... ou imprévu, s’était imposée à Isabelle sans qu’elle n’ait pu se rendre compte de la signification exacte de ce qui allait survenir dans les jours prochains... Une prémonition, sans doute, l’avait-elle poussé à prononcer ces mots sans qu’elle en soit consciente. 

    — Isabelle, j'ai peur pour votre vie ! J'ai...

    William n’acheva pas sa phrase. Dans sa voix, de l’angoisse passait. Son regard accoutumé à cette demi-obscurité, contemplait avec une ferveur mêlée de désespoir ce beau visage de femme si expressifToute frémissante, Isabelle dont les yeux nimbés d’un rayons lunaires dévoilaient, en cet instant, une forte émotion d’être aussi prêt de William, ne savait quelle attitude prendre. Son visage  s'approchait insensiblement du siens  lorsqu'il lui dit :

    — Isabelle ! Partez de ce château ! Je vous en supplie !

    Il y avait une supplication passionnée dans cette voix d’homme qui la fit tressaillir. Leurs visages étaient si proches, l'un de l'autre, qu’elle tremblait de tous ses membres.

    Haletante, elle protesta vivement :

    — Partir ? Quitter Monteuroux ? Je ne le veux pas… je…

    Les lèvres brûlantes de William se posèrent irrésistiblement sur celles d'Isabelle, l’empêchant de terminer sa phrase. Il l’avait prise dans ses bras alors qu’elle était prête de défaillir. Ce chaste baiser l'avait bouleverser.

    Il relâcha son étreinte en prenant soin de retenir Isabelle qui vacillaitJamais la jeune femme n’avait été embrassée ? Elle était troublée, défaillante, et ne comprenait plus le revirement de son cousin.

    — William, pourquoi ?

    — Pardonnez mon geste ! Mes sentiments ont submergés ma volonté. J’ai deviné ce que vous ressentez à mon égard et je sais très bien qu’il ne peu rien y avoir entre nous à cause de ce simulacre de mariage qu'est le miens. Je vous aime, Isabelle ! C'est très dur de vous voir, de ne pas vous parler librement ! Hélas, je vous sais en danger Isabelle. Il vous faut partir ! Ludivine peut vous nuire, Isabelle. Elle le peut… il faut vous méfier de sa mère autant que d'elle ! 

    Oh ! Mon tendre amour !

    Les lèvres de William avaient, de nouveau, pris les siennes, les caressant tendrement, amoureusement. Isabelle ne pouvait plus se séparer de celui dont le regard perçant, dans ce clair-obscur, l’hypnotisait. Toute retournée,  elle essaya de retrouver ses esprits en le suppliant :

    — William, je… que faites-vous ? Vous… vous savez bien... pour nous... que... que c’est impossible ! Soyez raisonnable ! je vous en supplie ! je ne saurais vous résister si... vous-même... vous n'avez pas la force de... combattre cet amour pour nous deux... il ne faut plus nous voir, William !

     

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