• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -17-

    Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -20-

    — Adélie. Il y a des choses qui me semblent suspectes concernant l’accident de ma mère. Mon instinct me dit que je ne suis pas loin d’une vérité que je ne connais pas encore ; mais que soupçonne depuis déjà quelques années. Je suis obligée de garder pour moi mes doutes, ce qui est très lourd à porter seule. Je ne peux confier ce que je pense de la d'Argenson, concernant ce qu’il s’est passé il y a dix ans, à personne d’autre qu’à vous, Adélie. Si c’est elle qui a pris la vie de ma mère, elle ne réussira pas à me prendre le domaine de mes ancêtres ! La d’Argenson ne peut me supporter : j’ai un premier l’exemple de son forfait si c’est elle qui est pour quelque chose dans l’horreur qu’à vécu ma chère mère. Si j’ai été tenu à l’écart avec l’accord de mon père, c’est pour cette raison : j’en suis convaincu. Mon père est un homme faible comme vous l'avez, vous même, remarqué. Il lui cède tous ses caprices. Je me suis rendu compte qu'il a un secret qu’il ne veut pas que j’apprenne et le mieux est de m’évincer… Dans un certain sens, il est responsable de l’accident de mère. Je le sens...

    Adélaïde était médusée par les révélations d’Isabelle qu’elle ne saurait mettre en doute, l’instant de surprise passé, Adélie lui conseilla :

    — Allez à votre cours de Grec, mon enfant.  Platon est un très bon philosophe et ne peut que vous apporter  des réponses constructives. Quant à vos cours de latin, cela ne peut vous faire du mal : bien au contraire ! Le latin est très important pour une jeune fille bien élevée. Je ne veux, même s'il s'avère que par la suite vos soupçons soient fondés, plus entendre sortir de votre jolie bouche de telles accusations qui pourraient vous mener à votre perte, et encore plus si vos soupçons sont fondés. Pour le moment, il ne faut rien laisser paraître de vos doutes. Je sais que votre belle-mère est méchante envers vous, mais cache bien son jeu afin que son animosité ne se ressente pas devant votre père qui vous délaisse depuis des années pour elle et sa belle-fille. Il vous faut des preuves solides pour la prendre en faute, et à votre âge, vous ne pouvez rien faire ! Après les révélations que vous m’avez confiéje crains, pour votre vie, le pire si elle percevait, dans votre attitude, ce que vous pensez d’elle… A partir de ce jour, je vais vivre dans la terreur de ce qu’il pourrait vous arriver. Il vous faut partir au plus vite de Monteuroux pour vous mettre à l’abri de ce que pourrait faire cette femme contre vous. Je suis de votre côté, mon enfant. Mais, d’après ce que vous venez de me dévoiler, si cette femme se doute que vous la soupçonnez au sujet de votre mère, elle serait encore plus dangereuse que dans les jours à venir. Soyez prudente lorsque vous vous affrontez toutes les deux, ma chérie. Ne vous laissez pas emporter par votre colère. Ne montrez rien qui puisse lui faire comprendre que vous avez découvert des choses sur elle. Votre secret est en sûreté avec moi. Allez ma chère petite. 

    Consciente d’avoir obligé sa vieille amie à entendre ce qu’elle cachait au plus profond d’elle-même, Isabelle prit les deux mains de son amie les baisa et sortit de la pièce sans un mot, avec, dans son cœur, le regret d’avoir mis sa chère Adélie au courant d'un secret jamais découvert jusque là, et dont l'aboutissement incertain, qui la dépassait, n'était peut-être pas près de sortir au grand jour...

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  • Commentaires

    1
    Jo
    Lundi 25 Mars à 22:44

    Hello Ghislaine

    Je sens que le secret sera dévoilé bientôt. Pousser la poussière sous le tapis la fera réapparaître tôt ou tard , c'est une maxime du condor, hihihi

    Gros bisous

    Jo

      • Mardi 26 Mars à 13:12

        Bonjour cher Condor,

        Et tu as tout à fait raison. Merci pour tes visites régulières qui me touchent beaucoup.

        Gros bisous et bonne semaine à toi ! 

        Amitié, Ghislaine.

    2
    Dimanche 7 Avril à 19:54

    Re-coucou Ghis

    Voilà, j'ai tout lu d'un trait, et avec facilité cette fois : le texte étant bien aéré ! Merci pour cette belle histoire qui me rappelle celles lues dans ma jeunesse...  

    Quelle en sera l'issue ? Suite aux prochains numéros....

    Bisous

    3
    Lundi 8 Avril à 12:35

    Bonjour chère Luciole,

    Merci pour ton assiduité à avoir lu d'un trait l'histoire qui n'est pas encore finit :

    Nous en sommes à la moitié. Je suis heureuse que l'histoire t'ai plu, et que tu me le dise.

    Tu ne peux savoir comme cela est gratifiant pour moi,

    et m’encourage à poser le reste du manuscrit  sur ce blog !

    Il est dommage que le blog soit visité régulièrement ;

    mais que peu de personnes me laissent un commentaire ?

    C'est pourquoi, je te remercie pour ta gentille visite,

    et ton commentaire qui m'a beaucoup touché.

    Amicalement, Ghislaine.

    4
    Vendredi 12 Avril à 11:07

    Bonjour,

    suspens suspens suspens

    c'est clair qu'il y a des mysteres pour la jeune Isabelle donc ton roman devient du Hitchcock et le suspens monte pas a pas, c'est enivrant

    j’aime bien les développements que je lis doucement, ton roman est la seule fiction que je lis avec les debuts de ton autre roman sur Genevieve,

    j'ai lu récemment la bio de Dany Carrel, l'actrice d'origine vietnamienne

    maintenant c'est la bio de Françoise Hardy

     

    bon et beau weekend avec le soleil pour ami

    5
    Vendredi 12 Avril à 12:32

    Bonjour Philippe,

    Merci merci, merci mon ami !

    Tu ne sais pas la joie que tu me procures !

    J'en suis très heureuse ! Un homme qui aime mon roman... C'est prometteur !

    Il y a aussi Jo Le Condor qui aime beaucoup le roman, et qui le suis aussi.

    Une personne du nom de Luciole m'a dit que dimanche dernier, elle l'a lu de bout en bout,

    me disant ses impressions qui étaient toutes favorables ! 

    Cela m'encourage et me donne l'envie de continuer...

    Merci Philippe. Amicalement, Ghis.

     

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