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     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Oui, ma bonne Adélie. J’y suis bien obligée, et puis, je ne veux pas assister à la vente du château. Mon père et la d’Argenson comptent finir la saison avant la mise en vente et leur départ pour l’Italie. Je ne pourrais jamais accepter que Monteuroux appartienne à des étrangers. Au moment de la vente, je ne veux plus être ici : ça me ferais trop mal ! L’air de la mer me fera du bien, et je serais loin de ce qui compte beaucoup trop pour moi, et qui me rend malade rien qu’en y pensant. Oui… je serais loin de… Isabelle contint avec peine le sanglot qui s’étranglait dans sa gorge en achevant sa phrase :

    De bien des choses difficiles... à vivre journellement… et qui me font mal.

    Mais que dites-vous là, Isabelle ? Que me cachez-vous ?

    Isabelle éluda la question.

    Mon cousin va arriver d’Angleterre ! Il ne sera là qu’à la fin de la semaine. Notre départ n’est pas encore fixé, Adélie. Je me dois de le recevoir comme il se doit, et de lui faire connaître la tour ou nous vivons, et mes cousins d’Aïgue-blanche. Il nous restera du temps pour connaître le domaine s’y rattachant, et si la saison n'est pas capricieuse, nous pourrons parcourir les alentours du Château… faire encore de belles promenades. Renaud n’est guère mondain. Nous saurons profiter de mon très cher vieux Château, et de la campagne environnante abritant l’étang qui à engloutit silencieusement ma chère mère… je... je ne peux penser que bientôt, Monteuroux ne sera plus le domaine des de Rubens. Ah ! Si je pouvais le racheter, sans trop me démunir afin de protéger mon avenir puisque je serais seule à décider de mon existence comme je l’entend. Vous ne me quitterez pas Adélie : vous êtes ma seule amie, ma marraine et je vous aime !

    Ma chère enfant ! Je vous connais et je sais que vous ne m’abandonnerez pas, et que vous me garderez près de vous.

    Adélie pensa une instant au bijoux de la princesse hindou qui ne servait à rien, si vraiment il existait. Pourtant, elle n’osa formuler sa pensée ouvertement. Néanmoins, elle guida Isabelle vers l’idée que le trésor vainement cherché par la d’Argenson, pouvait peut-être exister, et qu’alors, elle aurait les moyens de racheter Monteuroux. Isabelle fit mine de ne pas relever le raisonnement de sa marraine, bien décidée à ne pas trahir le secret de son aïeule. Elle laissa Adélie dans l’attente d’une réponse qui ne vînt pas. Sa protectrice et amie depuis sa toute petite enfance, se résigna donc, comprenant qu’elle avait fait une maladresse en évoquant le sujet. Elle n’insista pas, et reprit :

    Vous voulez aller à l’Orient ? Bien mon enfant. Je n’y vois pas d’inconvénient, du moment que c’est pour votre plaisir.

    Mon plaisir… plutôt une obligation, ma bonne Adélie… une obligation.

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