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     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Elle déclara les larmes aux yeux :

    — Vous êtes très belle, Isabelle ! Très très bien votre toilette ! Je ne la connaissait pas ?

    — Rappelez-vous Adélie ? Vous l'avez vu une fois. Je l'ai porté à un bal donné pour des fiançailles. J'étais accompagnée de mon oncle, ma cousine et mon cousin Renaud.

    — Oh ! mon enfant, Pardon ! Je ne me souviens plus vous avoir vu porter cette toilette. Votre pauvre mère qui avait tant de goût pour s’habiller, n’aurait, je crois, rien à redire sur cette tenue. Vous avez, vous même, un goût exquis ! Qu'elle jolie robe ! Et cette dentelle ! Qu'elle merveille !

    Isabelle passa une main nerveuse dans sa chevelure qui bouclaient autour de son front, et retombait élégamment sur son dos.  

    La magnifique robe qu'elle portait était agrémenté d'une ouverture dans le dos, fermée par une perle de nacre imposante. Le devant de sa robe autorisait un décolleté discret qui laissait deviner une peau laiteuse sous la transparence de la dentelle de Calais qui laissait entrevoir ses ravissantes épaules. D’un mouvement vif, Isabelle se tourna vers sa vieille amie qui la considérait avec complaisance.

    — Adélie, Dites-moi... je veux savoir ! maman était une femme très belle et charmante de caractère, n’est-ce pas ?

    — Tout à fait charmante ! Elle était d’une beauté blonde discrète, mais sans fadeur, d'un esprit délicat et d'une élégance très raffinée. Oh ! Oui, délicieusement belle ma Daphné !

    — Mon père et elle s’aimaient beaucoup ?

    — Certes oui ! 

    — Jusqu’à ce que cette briseuse de ménage paraisse dans l’entourage de leurs connaissances.

    — Je ne sais... je...

    — Si, vous savez Adélie !

    Isabelle posa sa main sur son épaule. Elle répéta d’une voix qui frémissait :

    — Vous savez très bien, Adélie, que maman à été malheureuse à cause de cette femme !

    — Et bien… oui. Dit sa marraine en baissant les yeux.

    Adélaïde se trouvait très gênée devant les questions insidieuses de sa filleule.

    — A-t-elle beaucoup souffert ?

    — Je le crois… oui.

    — Pourquoi ne m’en avoir rien dit ? Pourquoi m’avoir caché sa souffrance ?

    — Mais ma Daphné n’était pas femme à se plaindre. Elle ne se confiait pas facilement, même à moi dont elle connaissait pourtant tout le dévouement que je lui portais. Elle était d’une nature très secrète et cachait sa peine avec le courage d’une âme fière. Cette souffrance était très dur à porter pour elle ! Malgré moi, je respectait ses silences pourtant, je comprenais ce qu'ils laissaient paraître de sa souffrance. J'étais peinée de voir ma Daphné souffrir autant ; mais qu'aurais-je pu faire ? J'ai bien essayé de fendre l'armure dans laquelle ma Daphné s'était enfermée avec sa souffrance, mais comment lutter contre une femme habile et ambitieuse comme la d’Argenson sachant séduire les hommes qu'elle convoitait ! Je m'était rendu compte de son jeu diabolique et ne pouvais rien y changer.

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