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     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    Chapitre XIII

    Ce soir-là, Isabelle eut beaucoup de mal à s’endormir, repensant aux doux baisers de William qui l’avaient complètement bouleversé. Son cœur battait si fort, que son corps, sans oser se l’avouer, était dans l’attente d’une autre éteinte de sa part… la chaleur de ses paroles et de ses bras lui manquaient, maintenant qu’elle avait goûté à son amour. Elle sentait bien qu’elle était éprise de lui, que ses baisers l’avait troublé, mais elle devait s’en défendre puisque les sentiments qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre, étaient impossibles.

    Après des heures d’insomnie, et un cauchemar récurrent, Isabelle se leva le lendemain matin complètement à bout de force. Tout se bousculait dans son esprit fiévreux. Elle repensait à William. En même temps, elle se demandait s’il était possible que ce fut sa mère, cette nuit, qui soit venu lui rendre visite jusque dans sa chambre. Ce phénomène qui venait, encore une fois, de se manifesté, existait-il réellement, ou était-ce parce qu’elle avait déliré toute la nuit, compte tenue de tout ce qu’elle avait appris et vécu la veille ? Sa mère était venue jusqu’à son lit, et lui avait parlé de ce qui lui était vraiment arrivé la nuit de sa mort, qu’elle avait senti deux mains dans son dos : deux vigoureuses mains la pousser énergiquement dans l’eau. Elle ne savait pas qui avait eu ce geste meurtrier envers elle, mais elle savait qu’elle gênait Édith d'Argenson devenu la maîtresse de son mari, et que celle-ci convoitait son titre. Cette femme était assez manipulatrice pour avoir manigancé sa fin tragique dans la pièce d’eau aux nénuphars qu’elle aimait tant accrocher à ses cheveux. Édith d'Argenson connaissait ses habitudes. Cela lui était facile de la faire basculer dans l’étang alors qu’elle ne savait pas nager, que sa robe faciliterait sa noyade, et que tout serait très vite terminé. La thèse de l’accident ne ferait aucun doute pour tous ceux qui connaissaient la jeune comtesse Daphné de Rubens. Enfin Daphné dévoilait son tourment et ce qui l’empêchait d’être en repos tant que la vérité ne serait pas découverte. Elle ne pouvait certifier qui avait perpétré l’acte par lui-même, mais elle savait que ce ne pouvait être qu’Édith d'Argenson à l’origine de son assassinat.

    Comme s’il y avait encore besoin de preuve pour Isabelle afin de lui assurer qu’elle était saine d’esprit, dans la lumière pâle du matin, la jeune fille distingua nettement sur l’imprimé fleurit de son couvre-lit, une très belle fleur de nénuphar. La jeune comtesse prit, et retourna la fleur encore humide entre ses mains tremblantes afin être sûr qu’elle n’était pas encore en train de rêver. Il ne fallait pas que l’on puisse la voir afin d’éviter des questions auxquelles elle ne saurait répondre sans mentir. Elle actionna la cachette secrète de la cheminée qu’elle referma aussitôt après y avoir déposé la fleur. Isabelle n’en pouvait plus de garder tout ceci pour elle puisque personne ne pouvait l’aider en cet instant. L’angoisse la tenaillait sans qu’elle ne puisse y faire grand-chose…

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