• Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -159-

     Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -34-

    — Ma douce  ! Je préfère vous voir partir ; mais au fond de moi, je ne le veux pas. Ne plus vous voir serait trop dur et pourtant, il le faut ! Pardonnez-moi pour cet instant d’égarement ! J’ai perdu la tête à votre contact. Cela fait si longtemps ! Vous sentez que ce que nous éprouvons l’un pour l’autre est très fort ! Il est dur de se voir et de ne pas succomber à notre attirance mutuelle ! J’ai tant lutté pour ne plus vous rencontrer autant qu’avant, Isabelle...  C’est très dur de vous savoir à Monteuroux, et de ne pas vous approcher de peur d’être surprit par Ludivine, comme l’autre jour. Ne pas pouvoir vous prendre dans mes bras m’est insupportable ! Depuis que vous êtes revenu d’Angleterre changée en une magnifique jeune femme, si belle, si douce... je ne pense qu’à vous.

    — Il ne faut plus William. Il y a un gros obstacle que nous ne pouvons franchir... et nous sommes en faute vis à vis de votre femme.

    — Je ne le sais  que trop, et c’est aussi pour cette raison qu’il faut que vous partiez afin que nous ne soyons plus tentés de nous revoir loin des regards indiscrets… Pardonnez-moi pour ma faiblesse de ce soir. William se détourna d’Isabelle pour ne plus être tenté de caresser son joli visage. Il s’appuya sur la balustrade comme pour aider son corps à rester debout. Son émotion était trop vive. Il aimait sa cousine germaine ; mais il était marié.

    Leur conversation s’arrêta net. Ils entendirent des pas qui se rapprochaient d’eux, ce qui les fit sursauter.

    — Quelqu’un vient, murmura Isabelle encore toute tremblante.

    William scruta vivement la pénombre, ayant peur que Ludivine ne les découvre ; mais ce n’était qu’un homme qui contournait les colonnades et s’avançait vers les jeunes gens. Quand il fut à quelques pas d’eux, ils reconnurent la comte de Rubens.

    — Ah ! Tu es là, Isabelle ? Toi aussi, William ?

    Il appuya légèrement sur le toi aussi.

    — Oui, je suis en conversation avec ma cousine. Ce n’est pas défendu, que je sache ! Dit William sur un ton de défi railleur.

    — Non mon cher. Mais qu’avez-vous donc de si confidentiel à vous dire pour choisir, principalement, ce coin retiré ?

    — Rien qui ne puisse être entendu par quiconque passerait pas là. Je ne pensais pas que nous étions surveillés ? Serait-ce ma femme ou ma belle-mère qui vous envoie… ou l’initiative ne vient-elle que de vous ?

    — Mais mon cher cousin ! Je ne vois rien de répréhensible à me trouver au même endroit que vous. 

    Mon intention était de prendre l'air... comme vous, je suppose...

    Pour votre information, nous avons, en effet, eu la même idée de venir trouver, tout simplement, un peu de fraîcheur plus respirable que dans les salons où l’on fume et l’on danse au point que l’air en est devenu irrespirable ! Quant à la chaleur, avec tout ce monde, l’atmosphère était devenue malsaine ! Apparemment, vous avez eu la même idée, vous aussi, mon cousin...

    Ses mots furent prononcés sur le même ton mordant que le comte.

    159

    sceau copyright  

     

    « Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -158-Le mystère de l'étang-aux-ormes. Page -160- »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :